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Cameroun- Vie associative : Voici comment la femme rurale réussit à s’imposer dans la Mefou et Akono

La femme rurale de la Mefou et Akono semble résolue à constituer un maillon important de la chaîne pour le développement ce département. Elle est engagée pour ce fait, sur plusieurs fronts.

De la production, la transformation à la commercialisation, la femme de la Mefou et Akono se présente aujourd’hui comme l’usinière incontestable du processus de l’industrialisation dans ce département.
Les produits finis issus du labeur de ces  femmes rurales sont maintenant dans le marché de la concurrence. Ils abondent les surfaces commerciales du Cameroun.

Désormais disponible dans les supermarchés, le GODEFERN( beurre de cacao) ,fèves de cacao Forrefies, la bonne crème de Ngoumou, bientôt le poivre, les gâteaux de manioc, sont le produitsqui font le bonheur des adeptes du consommons local.

Une association des femmes rurales de la Mefou et Akono
Une association des femmes rurales de la Mefou et Akono

Acteurs du développement, les femmes rurales de la Mefou et Akono se sont donc lancées dans la production à grande échelle, la transformation et la commercialisation.  C’est dans ce sens  que Louise Marie Etoa fonctionnaire retraité reconverti, représentant les femmes d’ Esosoa- Esosoa  indique, «Nous sommes spécialisées dans la culture de manioc. La chaîne de valeur de manioc, c’est de la culture jusqu’au produit finis en passant par la transformation… On a du bâton de manioc, gâteau ,la farine de manioc ,le biscuits de manioc et beignets de manioc .  Nous avons des jus d’ananas, casmango naturel sans produit toxique

Le bon exemple
Regroupées en association, coopérative, les femmes rurales font la fierté de ce département. On peut citer parmi les associations nées depuis lors dans le département, le regroupement pour les femmes et filles de la Mefou et Akono ( REPROFFIMA), Esosoa- Esosoa , Ragbi pour ne citer que ceux là. A travers l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et bien d’autres activités, elles entendent améliorer leur rentabilité sur le plan local. Toujours étant qu’en campagne, il est difficile de se faire de l’argent. Elles trouvent ensemble des solutions à leur problème à travers un partenariat local.

C’est dans la localité de Doum, au cours de la célébration la journée mondiale de la femme rurale, le 25 octobre 2018 dernier, qu’elles ont eu l’occasion d’étaler leurs acquis. Ainsi dans les stands d’exposition, se comptent des produits finis, les vivres frais ( manioc, plantains, bananes ,d’huile de palme) . Ces dernières ont aussi profité pour faire état de leurs manquements, les difficultés et de leurs besoins.

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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