ADC SA dément toute implication dans une liste d’enseignants « déserteurs »

La société Aéroports du Cameroun (ADC SA) a publié un démenti formel suite à des déclarations publiques l’impliquant dans une affaire concernant le corps enseignant. L’entreprise gestionnaire des plateformes aéroportuaires camerounaises réagit ainsi aux propos tenus par la professeure Viviane Ondoua Biwole lors d’une émission télévisée.
Une mise au point institutionnelle
Lors d’un débat diffusé sur une chaîne de télévision nationale début février 2026, l’universitaire a indiqué que son nom figurait sur une liste d’enseignants qualifiés de « déserteurs ». Dans le cadre de ses démarches administratives, il lui aurait été suggéré que cette information provenait de la société ADC SA.
Dans un communiqué officiel, l’entreprise publique conteste fermement cette assertion. Elle affirme n’avoir reçu aucune demande officielle sur ce sujet et n’avoir transmis aucun document de cette nature aux autorités compétentes ou à des tiers.
Clarification des compétences
ADC SA profite de cette occasion pour rappeler le cadre strict de ses attributions. La société souligne que sa mission se limite à la gestion technique et commerciale des infrastructures aéroportuaires. La traçabilité des voyageurs, le contrôle des mouvements migratoires et la surveillance des entrées et sorties du territoire national relèvent, selon elle, exclusivement des services étatiques habilités.
L’entreprise insiste sur le fait qu’elle n’est pas en mesure de fournir des données sur les déplacements individuels des agents publics, une prérogative réservée aux administrations en charge de la sécurité et de l’immigration.
Ce démenti intervient dans un contexte où la question de la mobilité des fonctionnaires, notamment dans le secteur de l’éducation, fait l’objet de débats récurrents. La réponse d’ADC SA vise à dissocier son rôle opérationnel des fonctions régaliennes de contrôle des frontières, réaffirmant ainsi une séparation claire des responsabilités entre gestionnaire d’infrastructure et autorités administratives.



