Aliou Issa prend la tête du Conseil régional de l’Extrême-Nord

Une nouvelle gouvernance pour la région de l’Extrême-Nord
L’assemblée régionale de l’Extrême-Nord a élu, ce mardi, son nouveau président. Aliou Issa, jusqu’alors premier vice-président de l’institution, a été porté à la tête du Conseil régional. Cette élection fait suite à la nomination de son prédécesseur, Midjiyawa Bakari, au poste de Premier ministre par le président de la République, Paul Biya.
Lors d’une séance plénière présidée par le doyen des conseillers, Aliou Issa a recueilli la majorité des suffrages exprimés. Il prend ainsi la direction d’une collectivité territoriale décentralisée dont le mandat s’annonce crucial, dans un contexte régional marqué par des préoccupations sécuritaires persistantes et d’importants défis de développement socio-économique.
Un héritage et des défis à relever
Le nouveau président du Conseil régional hérite d’une institution dont les compétences et le budget sont encadrés par la loi de 2019 sur la généralisation de la décentralisation. Son prédécesseur, Midjiyawa Bakari, avait dirigé l’exécutif régional depuis sa création en 2020, supervisant les premières années de mise en œuvre des transferts de compétences de l’État vers les régions.
La région de l’Extrême-Nord, frontalière du Tchad et du Nigeria, fait face à des défis multidimensionnels. La lutte contre l’insécurité, liée aux incursions de groupes armés non étatiques, demeure une priorité absolue, nécessitant une coordination étroite avec les autorités gouvernementales centrales. Parallèlement, les enjeux de développement, tels que l’accès aux services essentiels, la création d’emplois et la résilience face aux changements climatiques, constitueront le cœur du mandat de la nouvelle équipe dirigeante.
Aliou Issa, qui occupait le poste de premier vice-président, est désormais chargé d’assurer la continuité de l’action régionale tout en y imprimant sa propre vision. Sa connaissance des dossiers en cours et des mécanismes institutionnels est considérée comme un atout pour une transition fluide. Les observateurs politiques attendent désormais la composition de son bureau exécutif et la présentation de son programme d’actions, qui devra concilier les attentes des populations avec les réalités budgétaires et sécuritaires.



