C’est le mot clé du sermon de l’Iman Mouhamed Rabihou Sine de la mosquée As-salam de Bastos. Le guide spirituel a fait un dessin du vécu quotidien de l’Homme camerounais. C’était le 5 juin dernier au cours de la fête marquant la fin du mois de ramadan à l’esplanade des services du gouverneur du centre à Yaoundé.
Après le jeûne et la dévotion nocturne lors du mois de Ramadan 2019, il convient de tourner la page à plusieurs égarements. Après ce mois béni, le musulman se doit de se comporter comme le Prophète Muhammed(Psl). Fort de ce constat, le leader de la mosquée As-salam rappelle les fidèles musulmans à faire fi aux comportements qui tirent le Cameroun vers le bas. « Que c’est merveilleux de vivre au Cameroun, pays agréable dans sa nature, agréable dans la convivialité, agréable dans les qualités de ses populations, agréable dans la sécurité et la sérénité par la bonté et l’hospitalité de ses populations. Notre volonté de vivre-ensemble nonobstant notre diversité enrichissante transcendait toutes les barrières cultuelles et culturelles. Aujourd’hui, ce concept est grandement menacé et malmené »

La clé idoine pour rattraper ce temps perdu est le pardon qui va conduire certes au vivre ensemble. « Nous sommes donc condamnés à nous donner la main pour le triomphe du bien, de la justice et de la paix. Et rien ne doit faire de nous les pourfendeurs des principes qui sont le ciment de notre unité. Nous devons nous entraider dans le bien et la piété. Nous ne devons pas tolérer le désordre ; le clientélisme, le favoritisme, le repli identitaire qui nous fragiliserait au lieu de nous fortifier dans la construction et la consolidation d’un Cameroun juste et stable » ajoute-il.
Le guide spirituel de la mosquée As-salam de Bastos implore Allah le très haut à secourir le Cameroun. « (…) L’interpellation et l’exhortation a préservé la paix dans notre cher et beau pays. Enfin, on doit multiplier plusieurs invocations pour que notre Seigneur épargne notre cher et beau le Cameroun de ce qui ralentir son émergence ».



