Cameroun- Accès aux terres : Les élus de la nation satisfaits des avancées

Cameroun- Accès aux terres : Les élus de la nation satisfaits des avancées
Ils sont venus, il y a quelques jours, s’enquérir des dispositions prises pour la gestion optimale des questions domaniale et foncière. Pendant plus de quatre heures d’horloge, Henri Eyébé Ayissi a de ce fait entretenu les élus de la nation sur les facilitations auxquelles a désormais droit tout citoyen en matière d’accès à la terre depuis son arrivée au sein de ce département ministériel.
L’initiative de réunir en audience collective les députés à l’AN s’inscrit dans la dynamique de communication prescrite par le président de la république son Excellence Paul BIYA pour que les chefs de départements ministériels fassent savoir ce qu’ils font, qu’ils partagent avec l’opinion, les problématiques de leurs secteurs respectif. « Il m’a donc semblé bon de saisir l’occasion de la présence des députés pour que nous prolongions en quelque sorte les échanges que nous avons eu lors de la session budgétaire. Nous avons reçu des moyens, nous devons pouvoir rendre compte ou tout au moins partager avec eux, des dispositions qui sont prises pour une gestion optimale des ressources. Mais plus fondamentalement à travers cette audience collective et élargie, nous avons voulu partager avec ces élus du peuple, la substance de la politique, des mesures qui sont prises pour l’optimisation de la gestion foncière et domaniale. Nous avons pris différentes mesures récentes. Il était bon de partager des informations, d’approfondir les échanges, les objectifs visés en occurrence créer des conditions de l’accès à la terre conforme de l’AGOA, faciliter l’accès à la terre, sécuriser les détenteurs des documents fonciers. Mais en retour également enregistrer les attentes des populations que portent les députés. Nous avons voulu les rassurer. », confie le Mindcaf. Avant d’ajouter être particulièrement attentif « … à toutes les problématiques, à toutes les situations, à tous les écueils, l’écho que j’ai du fonctionnement des services du Mindcaf pendant que nous déployons des efforts que nous consignons dans les actes divers, des lettres circulaires des mesures que nous prenons y compris celles que nous prenons pour l’assainissement de la gestion des comportements des personnels du MINDCAF. C’est un échange riche et intense que j’ai voulu avoir. Je suis satisfait de ce que j’ai entendu sur le fonctionnement des services… »
Un sentiment de satisfaction partagé avec les députés.

Pour l’honorable Jean Jacques Zam, député RDPC de la Mvila, « Nous avons été très heureux d’être avec le ministre et l’ensemble de ses collaborateurs qui gèrent les questions des domaines et des affaires foncières au Cameroun. Au terme des échanges, nous pouvons retenir que les réformes sont en marche au sein de ce département ministériel. Des problèmes demeurent, mais il convient de dire que les réformes qui ont été conduites jusqu’à présent donnent le sentiment qu’on est arrivé à la poussée maximale de ce qui peut être fait avec une législation qui date maintenant de 48 ans. Donc, l’une des résolutions fortes au terme de nos échanges, c’est qu’on puisse remettre au devant de l’agenda politique nationale, la question du remplacement des ordonnances de 74. Parce que voyez vous, entre 1974 et aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé. Le changement de paradigme de la gestion de l’Etat lui-même est visible. Puisque nous sommes parti d’un Etat unitaire à un Etat unitaire décentralisé. Donc, il y a une évolution ne serait ce qu’au niveau de la conception de l’État. Il y a également tous les travers que nous connaissons au sein de la société camerounaise aujourd’hui. C’est ce qui fait que la corruption continue de faire son nid dans ce département ministériel en dépit des efforts extraordinaires qui sont accomplis par le chef de ce département ministériel au quotidien. Donc, il faut remettre au devant de l’agenda la question de la réforme des lois qui gouvernent la question du foncier au Cameroun qui date de 48 ans… »

Quant au député UDC du Noun Centre, l’hon. Koupit Adamou, « c’est une nouvelle ère qui augure des échanges interactives permettant aux élus de la nation que nous sommes d’être suffisamment informé sur ce que ce département ministériel fait pour résoudre les problématiques relevant de son domaine et de nous, de remonter également, les informations que nous avons pu avoir. Qu’il s’agisse des services déconcentrés du ministère où des doléances de la population. Ce qui permet au ministre d’avoir d’autres sources d’information suffisamment édifiées pour pouvoir prendre les meilleurs décisions. Nous sortons donc avec beaucoup d’informations que nous avions pas. Et donc, suffisamment capacité pour pouvoir donné des informations sûr à la population et les sensibiliser pour que les objectifs de ce domaine puissent être atteint au mieux pour l’intérêt de la nation. »



