Cameroun- Atrocités envers les femmes en zones de crise: Elles se mettent en noir

Les femmes camerounaises ont tenu à faire valoir leur cœur meurtri à cause des crimes et maltraitances enregistrés depuis plusieurs années dans les régions en crise. Elles ont coulé des larmes de sang en signe de protestation. C’était, ce 01 septembre, à Yaoundé. La cérémonie de lamentations était présidée par le ministre de la promotion de la femme et de la famille Marie Thérèse Abena Ondoa.
Députés, femmes d’affaire, maires, responsables d’administration, jusqu’à la femme ordinaire ; ont répondu présentes au rendez-vous de ce mardi. Toutes vêtues de noir. Une attitude collective marquant là l’indignation et le ras-le-bol de ces dernières qui ont longtemps retenues leurs larmes au vu de toutes ces atrocités dont elles sont victimes dans les régions de crise. Notamment, dans le septentrion avec la secte terroriste Boko-Haram ; dans le Nord-ouest et le Sud-Ouest du pays avec les séparatistes anglophones. En effet, dans ces affrontements socio-politique, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut. Transformées en Kamikazes ( bombe humaine ), elles sont parfois utilisées pour semer la mort et la terreur. Elles sont enlevées, séquestrés, violées, forcées au mariage. Pire encore, elle sont enterrées vivantes, brûlées vives, dénudées, torturées et humiliés, ligotée et écartelée, mutilées et égorgés comme des bêtes de somme.
Pour saler l’addition, toutes ces scènes macabres, d’une barbarie innommable, sont filmées et partagées à travers le monde via les réseaux sociaux au mépris de la loi et de toute morale. « Comment effacer de nos mémoires le supplice de Florence Ayafor en 2019, les atrocités faites sur mesdames Mbah Tresser à Bamenda et Confort Tumasam à Muyuka sauvagement assassinées par des terroristes. », évoque Marie Thérèse Abena Ondoua, Ministre de la promotion de la femme et de la famille ( Minproff).
« depuis quelques années, le Cameroun connaît une phase particulièrement critique de son histoire, marquée par deux importants conflits : les exactions de la secte terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Nul n’ignore les conséquences funestes qui en découlent et qui compromettent gravement la paix, la cohésion sociale et le développement de notre pays. Les familles, en général, sont profondément affectées ; les femmes, filles et enfants, en particulier. », ajoute t-elle.
Elle a de ce fait, dans son discours de circonstance, rappeler la nécessité pour tous de préserver la dignité de la femme et impacte directement celle de la famille.



