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Cameroun- Can U17 2018 : Le scénario du tournoi de l’Uniffac va t -il se répéter?
La Can U17 pour le compte de l’année 2018 est annoncée dans 3 mois. Pour l’instant l’organisation stagne encore. Le tournoi de l’Uniffac a livré ses secrets. Derrière cette gloire se cache d’énormes déboires qui ont entachés les préparations des moins de 17 ans à la coupe de l’Union Internationale des Fédérations de Football d’Afrique Centrale.
C’est à une semaine de la compétition internationale que le sélectionneur national, Thomas Lipih, a présélectionné trente joueurs. Regroupé le 29 mars au stade omnisports de Yaoundé, l’entraîneur a fait savoir que le Cameroun participait à la cinquième édition de l’Uniffac en tant que figurant. » A ce moment, il serait difficile de travailler à fond, nous faisons ce que nous pouvons pour représenter notre pays » a lancé le technicien camerounais, à l’issue de la première séance d’entraînement. Ce désespoir du patron de banc de touche des U17 vendait même déjà la peau de l’ours avant de l’avoir tuer. Ce découragement découlerait du fait que le gouvernement camerounais aurait abandonné l’équipe cadette à elle même.
Une situation déplorable qui a permis de constater quelques défaillances pendant la première séance. Pour ce qui est de la logistique, les lionceaux étaient transportés dans un car en état de délabrement avancé. Sur l’aire de jeu, le manque d’eau serait à la une pour étancher leur soif. Sur le plan sportif, le manque de championnat jeune. Cet aspect est fort évocateur, car les joueurs présélectionnés n’inspiraient pas une confiance absolue d’après le sélectionneur. » On a des jeunes qu’on a jamais vu jouer. On a pu s’appuyer sur ceux qui font avec les jeunes, c’est comme ça qu’on les a » a décrié Thomas, Lipih. Résultat des causes, vingt joueurs ont été sélectionnés. « Les joueurs injectés sur la pelouse du stade militaire de Yaoundé étaient sans expérience . Ils manquaient de cohésion et voire de symbiose. Ils étaient tous animés par la passion du football » fait remarquer un observateur anonyme. La faute serait sans doute sur le gouvernement qui n’a pas permis à ces jeunes joueurs d’avoir une préparation digne de la compétition internationale. Pourtant les différentes nations qui ont répondu présentes à ce tournoi d’Afrique centrale, ont eu assez de temps pour préparer leurs joueurs. Le cas du sélectionneur national des diables rouge du Congo, le brésilien Valdo Candido Filho, qui travaille avec ses poulains depuis trois mois pour ne citer que cet exemple.
Les différentes victoires engrangées par les bébés lions n’ont pas été un fait de hasard mais ils manquaient de précision dans le jeu. Cette victoire finale, les bébés lions la doivent probablement à l’apprentissage sur le tas. Nonobstant cette fameuse victoire des lionceaux sur les léopards de la RDC, la compétition n’a pas été facile. » Regroupé à une semaine de la compétition, ça n’a pas été facile » reconnait Leonel Wamba Djouffo, à l’issue de la finale.
L’Uniffac édition 2018 est dès à présent dans le rétroviseur, pour l’heure, les yeux sont rivés sur la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019 qui débute probablement dans trois mois. Le sélectionneur camerounais va t-il conserver son équipe? Le gouvernement prendra t-il à temps toutes les dispositions possibles pour permettre à ces champions de se préparer et pouvoir représenter le vert rouge jaune comme les autres nations?.



