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Cameroun- Crise anglophone : Le Copad au chevet des déplacés

Prévenir la paix et cultiver l’amour entre les jeunes d’horizons divers, chasser toute discrimination dans les esprits envers ceux qui viennent des régions touchées par les conflits armés constituent la motivation première du Collectif pour la Paix et le Développement ( Copad ), qui a entrepris une grande campagne de soutien, de sensibilisation et d’échange avec les jeunes dans les établissements scolaires et refuges du Cameroun.
Rendu à près de deux ans de crise dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest du Cameroun, le bilan en terme de perte est énorme. Que ce soit sur le plan sanitaire, éducatif, ou social, les dégâts parlent d’elles même. La peur et la psychose s’étant installée dans l’esprit des habitants de ces deux régions a conduit à une constante migration vers les autres villes du pays. De ce fait, les jeunes en quête de nouveaux repères ont du mal à s’adapter.  D’aucuns sont victimes de railleries de la part de leurs semblables. Cameroun- Crise anglophone : Le Copad au chevet des déplacés 4
Pour ce fait, près de 84 organisations de la société civile camerounaise réunies sous appellation de  Network for Peace and Development (N4PD), et coordonner par le Réseau des femmes de l’Afrique Centrale (REFAC), se sont concertés, le 21 Septembre dernier, au vu de trouver une formule adapter au contexte actuel. De cette concertation, voit le jour une plateforme active et agissante sur les questions de Paix, de sécurité et de développement. «La crise dans les régions Nord Ouest et Sud Ouest Cameroun et la situation dans l’Extrême- Nord  puis en Afrique  a motivé cette entreprise  sous l’impulsion du REFAC ( Réseau des Femmes Actives d’Afrique centrale)et de ses partenaires. Un bureau du N4PD a été élu», reconnaît Jeanne Danielle Nlate, présidente du Refac.
Sur le champs, des actions concrètes ont débuté sur le terrain. Le 13 novembre dernier, une descente sur le terrain pour identification et prise de contact avec les promoteurs des écoles et instituts a Yaoundé s’ est tenue. Vendredi, 23 novembre, une visite de soutien, de réconfort et de sensibilisation dans la communauté des déplacés de la crise anglophone des établissements scolaires, s’ est effectuée au GREEN HILLS ACADEMIC COMPLEX, au MARIO ACADEMIC COMPLEX et au FAITH COMPREHENSIVE EVENING SCHOOL (cours du soir environ 650 enfants et jeunes). Ceci dans la ville de Yaoundé. A Douala, le LYCEE BILINGUE DE DEIDO, le LYCEE BILINGUE DE BONABERI et deux écoles privées font l’expérience.
«Il est question de réarmer moralement ces jeunes filles et jeunes hommes et leur témoigner soutien et solidarité», confie Jeanne Danielle Nlate.
Le plan d’action prévoit la sensibilisation des jeunes  sur le vivre ensemble et l’intégration et l’insertion des déplacés dans leurs nouveaux milieux, Soutien matériel, moral et psychologique. Le soutien a leur éducation et à leur insertion professionnelle après formations pour certains.
L’identification se poursuit dans les établissements scolaires pour mener des plaidoyers auprès des gouvernants et les institutions pour l’épanouissement de ces jeunes.
Des activités prévues entre le 25 Novembre  ‘journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes  et aux filles’ et le 10 Décembre, ‘Journée Internationale des Droits de l’homme’, entendent aussi, mener une campagne contre les discriminations sur les réseaux sociaux.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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