Cameroun- Crise anglophone, Paris toujours silencieux après la charge de Tibor Nagy

Dans une nième sortie épistolaire propre à l’homme sur la crise qui secoue le Cameroun dans la partie Nord-Ouest et Sud-Ouest, le diplomate américain, responsable Afrique sous l’administration Trump, charge Paris de tirer les ficelles de la situation depuis la période coloniale à travers son soutien au régime de Yaoundé.
C’est une déclaration, qui pourrait susciter la réaction de Paris dans les tous prochains jours, à en croire l’avis des experts sur les questions de diplomaties. Plusieurs s’accordent à dire, que les accusations dont elle porte, sont assez grave au vue du contexte tant sur le plan diplomatique entre les deux puissances membre du conseil de sécurité de l’ONU, mais aussi et surtout sur le plan de l’enlisement de la crise sur le terrain, qui peine à trouver un réel retour au calme, malgré les différents appels internes et externes.
Le fait est que, Tibor Nagy diplomate américain, ancien responsable Afrique sous l’ère Trump, n’est pas aller cette fois d’une main molle, pour désigner, selon lui, le vrai responsable du statut quo, observé sur le terrain en parlant de la sortie de crise qui secoue le Cameroun dans les zones anglophones, depuis bientôt 5 ans. Une situation selon lui, qui remonte depuis l’époque coloniale.
La France est donc clairement indexée comme responsable en chef, du fait de la persistance de la crise, au relais sécuritaire de plus en plus inquiétant, comme la encore confirmé les autorités militaires de Yaoundé, lors d’une sortie officielle de son porte parole, suivie de celle du ministre délégué à la défense, au sujet des récentes attaques, des groupes séparatistes, et qui appelaient tous à un changement de stratégie au vue, du dispositif d’armes dont disposent de plus en plus les groupes séparatistes sur le terrain.
Le diplomate américain s’interroge sur l’entêtement de Paris quand t-il affirme << Je ne comprends pas pourquoi la France ne voit pas que son intérêt à long terme est d’aider les anglophones à faire valoir leurs droits plutôt que de soutenir la politique de la terre brûlée de Yaoundé qui ne peut pas gagner !>>
Une sortie qui n’a encore officiellement fait réagir les autorités de la France, mais qui n’a pas laissé indifférent certains acteurs de la classe politique Camerounaise de tout bord, où l’on affirme pour certains quelle est inopportune, et pour d’autres qu’elle vient juste s’ajouter aux autres déclarations, sans action concrète pour la sortie de crise. Ce pendant certains analystes vont plus loin en affirmant, que cette déclaration, dans les faits historiques ne renseigne rien de nouveau.
En attendant, les combats se poursuivent sur le terrain entre séparatistes et forces armées républicaines, au moment où le premier ministre entame sa visite d’évaluation de l’implémentation des recommandations du Grand dialogue national à Bamenda, deux ans après les assises de Yaoundé.



