Cameroun- développement urbain : Jc. Mbwentchou laisse à Ketcha Courtès un chantier bien avancé
A la faveur du décret du 04 janvier 2019, Celestine Ketcha Courtès nommée a la tête du ministère de l’habitat et du développement urbain a été installée, hier 07 janvier 2019, par le nouveau premier ministre Joseph Dion Ngute. Elle remplace à ce poste Jean Claude Mbwentchou.
Dans le remaniement du 04 janvier 2019, où plusieurs ministres se sont vus changer de portefeuilles ministériels, d’autres retirés, le Minhdu est l’ un des ministères où le président Paul Biya aura eu du mal à faire des retouches. En effet, le ministre qui cède sa place, est un acharné du travail. A la tête du Minhdu depuis 2011, Jean Claude Mbwentchou s’ est attelé à bâtir des villes camerounaises.
Tremper dans le programme du plan d’urgence triennal, le désormais ex ministre de l’ habitat et du développement urbain, s’ engage dans la construction des logements sociaux dans les dix régions du pays. La ville de Yaoundé est témoin de ses œuvres. Les logements sociaux d’Olembe, Tsinga et bien d’autres portent sa signature. Dans la région du Sud Cameroun, un vaste étendu de logements sociaux prêt à accueillir ses hôtes, est disponible. De Douala, dans le Littoral, à l’Est et dans d’autres régions les logements sociaux n’attendent plus que les bénéficiaires.
Il est important de reconnaitre que les faits sont sacrés. En effet, en ce qui concerne le volet habitat, le programme gouvernemental de construction de 10.000 logements sociaux et d’aménagement de 50.000 parcelles constructibles fait partie des grandes réalisations du chef de l’Etat, Paul Biya. Dans un premier temps, il a été lancé à peu près 2000 logements à Mbanga-Bakoko à Douala et Olembé à Yaoundé. Les travaux sont exécutés respectivement à 67 % et 81%. Quant aux opérations de commercialisation desdits logements, elles sont en cours. A Yaoundé, 80 logements témoins sur les 120 ont été livrés et réceptionnés, pour un taux d’avancement global de 98 %. S’agissant des 380 logements de la 2e phase, ils sont exécutés à 72 % dont 140 logements achevés sont en cours de réception provisoire. Les travaux d’habitabilité sont achevés, c’est-à-dire l’aménagement des voiries et réseaux divers.
Par ailleurs, le président de la République avait instruit le gouvernement de réaliser des logements dans 8 chefs-lieux de régions en dehors de Douala et Yaoundé. Ce projet qui entre en droite ligne du Plan d’Urgence triennal pour l’Accélération de la Croissance et l’Emploi-volet habitat (Planut), porte sur la construction de 800 logements sociaux dans ces chefs-lieux de régions. Il a démarré par la ville de Buea, puis Maroua, Garoua, Bafoussam, Bamenda, enfin Bertoua et Ebolowa, il n’y a pas longtemps. Les taux d’exécution des différents chantiers permettent de rassurer que les délais supplémentaires sont respectés. A Garoua, le taux de réalisation est de l’ordre de 48 % ; à Maroua, il se situe autour de 50 %. Bertoua s’en tire avec plus de 55 %, et Buea avec plus de 60 %. Quant à Ngaoundéré, elle, est à plus de 65 %. Les grosses œuvres étant achevées, les secondes prendront peu de temps. A Ebolowa, Sangmelima, Limbé, Bamenda, Yaoundé, Douala, Bafoussam, les logements sous financement de fond chinois sont complètement achevés à 100% et réceptionnés.
la voirie urbaine
De fin 2011 au jour où Jean Claude Mbwentchou laisse sa place au nouveau ministre de l’habitat, Celestine Ketcha Courtes, faut-il le relever, 468,131 kilomètres de voiries urbaines ont déjà été construits. Notamment, le projet de l’autoroute de Yaoundé-Nsimalen. Le taux d’ exécution est rendu à 90 % pour les 11,3 km de la section en rase campagne ; la réhabilitation de 34,986 km de voiries est réalisée dans le cadre du projet de développement des secteurs urbains et l’approvisionnement en eau (Pdue), réalisé avec le concours de la Banque mondiale dans les villes de Yaoundé, Maroua, Bamenda, Douala et Mbalmayo ; le désengorgement des voies d’accès aux principales villes via la construction de la pénétrante Est de Yaoundé d’un linéaire de 4 km et de la pénétrante de la ville de Bamenda d’un linéaire de 6 km ; les travaux de réhabilitation des centres urbains et d’aménagement des grands carrefours à Yaoundé, Douala, Maroua, Garoua et Limbé ; les projets de réhabilitation et d’éclairage public des voiries de Yaoundé et Douala pour un linéaire de 6 km, dans le cadre du Plan d’Urgence triennal pour l’Accélération de la Croissance et l’Emploi ; la construction achevée de 17,4 km de voies d’accès et de 60.000 m2 de parkings et espaces verts autour du stade Omnisports de Limbé ; et la construction en cours de la voie d’accès et des parkings autour du nouveau stade d’Olembé à Yaoundé.
Il s’agit-là d’une performance appelée à s’améliorer avec l’achèvement des projets en cours d’exécution. Notamment, la seconde section de l’autoroute de Yaoundé-Nsimalen ; la construction des voies d’accès aux infrastructures hospitalières, hôtelières et sportives dans les villes de Douala, Limbé, Buea, Bafoussam, Garoua et Foumban, dont les marchés sont en cours de contractualisation, les travaux de réhabilitation d’urgence des routes urbaines sur l’étendue du territoire national, décidée récemment par le chef de l’Etat ; les projets avec la coopération française (C2D urbain), qui se réalisent dans les villes de Bafoussam, Garoua et Bertoua. Une preuve que 08 ans après sa nomination, un travail de titan a été abattu.
Place au maire de Bangangté
Après de bons et loyaux services, Jean Claude Mbwentchou cède sa place au maire de Bangangté, Celestine Ketcha Courtes. Également, une dame rompu à la tache. technicienne supérieur en Techniques commerciales, Célestine Ketcha Courtès intègre les Cimenteries du Cameroun comme cadre commercial et marketing avant de s’adonner exclusivement aux affaires. Elle qui a également récolté beaucoup de trophées sur le plan local et surtout international pour sa capacité à innover et des projets réalisés.
Née le 13 octobre 1964 à Maroua, région de l’Extrême-Nord Cameroun, le nouveau Minhdu est à la fois femme politique et, opérateur économique. Depuis décembre 2015, elle occupe la tête du Réseau des Femmes élues locales d’Afrique (Refela) représentant l’Afrique centrale. Elle est également présidente de la section Refela-Cameroun.
Son dynamisme et son charisme sont donc attendus pour continuer l’œuvre de son prédécesseur. A la cérémonie de passation de service, les deux ressortissants du département du Ndé se sont donnés la main.



