Cameroun en deuil- La toute première dame est décédée

Cameroun en deuil- La toute première dame est décédée
L’épouse du regretté mémoire Ahmadou Ahidjo, premier chef d’État du Cameroun a rendu l’âme, ce 20 avril 2021 à Dakar au Sénégal.
Trente-une années après son mari, Germaine Ahidjo n’est plus. Elle a succombé à la mort des suites de maladie. L’ex-première dame du Cameroun ( 1960-1982), mère du président du conseil d’administration du palais des congrès de Yaoundé Aminatou Ahidjo est allé rejoindre son époux dans l’autre monde.
Fidèle à ses principes, elle aura choisi de rester au Sénégal auprès de la sépulture de celui qui fût le premier président du Cameroun. En rappel, le président Ahmadou Ahidjo a été condamné à mort par contumace (décision judiciaire prononcée par un juge à l’issue d’un procès, en l’absence du condamné, qui se trouve en état de fuite), à la suite de son implication supposée dans le putsh manqué de 1984.
Vie et mort de Germaine Ahidjo
Seconde épouse de l’ex-président du Cameroun, Germaine Ahidjo, est née à Mokolo en 1922, de Hawa épouse de Yaya Boubawa, un infirmier de l’hôpital de Mokolo qui devint son père adoptif.
En 1942, elle obtient son certificat d’études à Yaoundé. Elle intègre par la suite le collège des jeunes filles de Douala aujourd’hui lycée de New-Bell.
En 1947, par le biais de Louis Paul Aujoulat, l’assemblée territoriale lui octroie une bourse d’études pour la France où elle décroche un diplôme d’infirmière hospitalière d’État en 1952 et se spécialise en maladies tropicales à l’Institut Pasteur en 1953. Elle épouse un Libanais du nom de Touffic, avec qui elle a un garçon, Daniel Boubakari, qui s’établit à Bafoussam. Elle divorce avant de revenir au Cameroun.
Elle connaît depuis 1955, Ahmadou Ahidjo. Ils se marient le 17 août 1957 ; c’est sa seconde épouse. Elle est alors infirmière spécialiste en maladies tropicales. Elle a avec lui trois filles : Babette, Aissatou et Aminatou. Elle a aussi un fils, Daniel Toufick, né avant son mariage avec le président Ahidjo. Après la démission de son mari en 1982 puis sa condamnation à mort par contumace à la suite de son implication supposée dans le putsh manqué de 1984, elle ne peut retourner au pays avec lui et s’installe à Dakar au Sénégal où elle vécut avec son mari jusqu’à sa mort le 30 novembre 1989.
Germaine Ahidjo meurt ainsi à l’âge de 89 ans ( 31 ans après le décès de son mari) sans voir son souhait se réaliser. Elle militait depuis pour la réhabilitation officielle de son époux et notamment, le rapatriement de ses cendres au Cameroun.



