Cameroun -Exercice budgétaire 2026 : le Ministre des Mines fixe le cap devant le Parlement
Cameroun -Exercice budgétaire 2026 : le Ministre des Mines fixe le cap devant le Parlement

Cameroun -Exercice budgétaire 2026 : le Ministre des Mines fixe le cap devant le Parlement
Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le professeur Fuh Calins Rentre, a défendu ce 28 novembre 2025 le projet de budget 2026 de son département ministériel devant la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale. Un passage très attendu par les parlementaires, tant le secteur minier et industriel est devenu un pilier stratégique du développement économique du Cameroun.
Du potentiel à la production : une nouvelle ère minière
Face aux députés, le ministre a d’emblée dressé un bilan jugé encourageant :
« Nous sommes passés d’un pays à potentiel minier à un véritable pays producteur, avec cinq projets miniers déjà entrés en phase d’exploitation », a-t-il déclaré.
À cet effet, un tableau consolidé des recettes attendues de chacun des projets concernés sera transmis au ministère des Finances afin de mettre en place les mécanismes permettant aux Camerounais de bénéficier pleinement de cette nouvelle dynamique extractive.
Artisanat minier : une réforme structurelle engagée
Le ministre a également insisté sur les avancées enregistrées dans l’encadrement du secteur artisanal :
L’artisanat pur est désormais géré directement par les communes ;
L’artisanat semi-mécanisé reste sous supervision du ministère avec un mécanisme environnemental de suivi visant à garantir la restauration des sites.
Ce dispositif inclut une caution environnementale de 3 millions de FCFA par hectare, destinée non pas au budget de l’État mais à la réhabilitation post-exploitation. À titre d’exemple, un permis couvrant 21 hectares représente une caution de 63 millions de FCFA.
De nouveaux projets miniers en ligne de mire
Les projets de Nkout, Ntem, Colomine et Ngovayang devraient, selon le ministre, entrer en production dans un délai de trois ans. Une perspective qui renforcerait significativement la capacité du Cameroun à tirer profit de ses ressources naturelles, tout en améliorant sa compétitivité sur le marché international.
Industrialisation : une stratégie par chaînes de valeur
Au-delà du sous-secteur minier, le ministre par intérim a rappelé l’engagement du Cameroun en faveur de l’industrialisation par chaînes de valeur. Quatre filières phares ont été identifiées :
1. Bauxite – alumine – aluminium – produits finis en aluminium
2. Argile – feldspath – carreaux, avec deux grandes unités de production installées à Kribi et Kaké, lesquelles positionnent le Cameroun parmi les premiers producteurs africains.
3. Fer, de l’extraction à la fabrication de billettes et produits finis métalliques
4. (À préciser selon les futures orientations du ministère)
Ces chaînes industrielles doivent permettre d’accroître la transformation locale, d’augmenter les exportations à forte valeur ajoutée et de réduire les importations de produits manufacturés.
Un impact attendu sur l’emploi
Fort de la montée en puissance simultanée des projets miniers et industriels, le Pr Fuh Calins Rentre a assuré que l’objectif de 50 000 emplois pour les jeunes et les femmes, fixé par le Président de la République, est non seulement réalisable mais aussi durable.
Une vision tournée vers la croissance durable
En clôturant son exposé, le ministre a souligné que le budget 2026 devra permettre de consolider les acquis, d’accélérer la mise en production des nouveaux projets et de renforcer la transformation locale. Une ambition en cohérence avec la stratégie nationale d’industrialisation et la volonté du gouvernement de faire du secteur minier et industriel un moteur majeur de la croissance économique.
Avec ces perspectives, le Cameroun semble déterminé à franchir un nouveau cap, transformant son potentiel naturel en réelle richesse économique et sociale.



