Cameroun- Gestion des morts du Covid-19 : Malachie Manaouda met les formations sanitaires en garde

Le ministre de la santé publique camerounaise Malachie Manaouda, vient de signé, ce 16 juin, un important communiqué dénonçant la mauvaise gestion des dépouilles des personnes décédées des suites de Covid-19 au sein des formations sanitaires.
A en croire le communiqué que vient rendre public le ministère de la santé publique, le climat qui règne dans les formations sanitaires au sujet du business autour des dépouilles des personnes victimes du Covid-19 aurait atteint son paroxisme. En effet, le personnel de santé aurait transformé les hôpitaux en un vaste marché de négociation. Selon Malachie Manaouda, il y règne un climat de surenchères et des pratiques peu orthodoxes.
Climat qui n’est pas au goût du patron de la santé publique qui s’empresse de recadrer les choses. Tous en appelant à la vigilance de tous, Malachie Manaouda invite les responsables des formations sanitaires ainsi que les services dédiés à la prise en charge post mortem des victimes du Covid-19, à l’observance et l’application stricte des résolutions du conseil Scientifique.
De ce fait, le ministre de la santé publique est clair. Les corps Covid-19 devront être inhumées dans un delai n’excédant pas deux jours ( 48 heures ). Par ailleurs, l’inhumation devront être effectuée dans la ville de survenance du décès, au domicile familiale ou dans un cimetière public.
Au sujet de la manipulation et l’inhumation des corps, seuls les personnels techniques formés et protégés sont en même de le faire. Et ce, conformément aux procédures standard à la matière.
Les cercueils ne sont pas épargnés. Selon le communiqué, les corps devront être placé dans des cercueils hermétiques, zingués et fermés avec ou sans vitre encastrée permettant aux familles de voir les visages des personnes décédées.
Par ailleurs, aux sujets des enterrements, le ministre de la santé publique est formel. Les corps doivent être enterrés dans le respect de la dignité humaine et de leurs traditions culturelles, n’impliquant pas de contact physique, par les services de la mairie et de l’hôpital du lieu de décès.




