Journée internationale de l’enfant africain : Pauline Irène Nguéné décortique le thème de cette année

La ministre camerounaise des affaires sociales Pauline Irène Nguéné s’est prononcée au sujet du thème relatif à la journée internationale de l’enfant africain.
Au thème marquant la célébration de la 30 ème édition de la journée internationale de l’enfant africain, qui est « l’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique »., la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene à confié sur les antennes de la Crtv-Radio que « Le thème de cette 30e édition pose une problématique qui fait référence à quatre points fondamentaux. Premièrement, le système juridique dans son ensemble, afin de s’assurer qu’il intègre les préoccupations liées à la protection des droits de l’enfant ; deuxièmement, il y a les mécanismes d’assistance judiciaire qui doivent prendre en compte les enfants directement ou indirectement ; troisièmement, il y a également les procédures pénales concernant les enfants en conflit avec la loi ; et quatrièmement, la précision des mesures spécifiques pour les enfants vulnérables comme des enfants handicapés. Du fait que les enfants sont différents des adultes, de part leur vulnérabilité, cette différence et d’autres requièrent un traitement particulier pour eux et justifie l’existence d’un système de justice, dès lors qu’une justice adaptée aux enfants induit l’existence des mesures spécifiques et des structures appropriées disposant d’un personnel dûment formé de manière à répondre à leurs besoins »
Par ailleurs, relativement aux activités officielles marquant la célébration de cette journée, Pauline Irène Nguéné a donné une conférence de presse dans la salle de conférences de son département ministériel. A cette occasion, elle a présenté l’état des lieux et les perspectives en matière de protection des enfants au Cameroun.
Au sujet de l’âge à laquelle un enfant peut-il être justiciable ou répondre de ses actes devant les juridictions, la ministre Pauline Irène Nguene confie qu’il faudrait distinguer selon qu’on se trouve dans une procédure pénale ou civile. En effet, d’après elle, en matière civile, ce sont les parents ou le cas échéant le tuteur de l’enfant qui sont civilement responsables des actes ou des préjudices causés à un tiers par l’enfant dont ils ont la charge. Au plan pénal, en fonction des tranches d’âge, il y a des dispositions particulières. Le mineur de 10 ans n’est pas pénalement responsable, le mineur qui a entre 10 ans et 14 ans est pénalement responsable mais ne peut faire l’objet que de l’une des mesures spéciales prévues par la loi et le mineur qui est âgé de plus de 14 ans et de moins de 18 ans est pénalement responsable et bénéficie des circonstances atténuantes.



