ActualitéÉconomieMis en avantSociété

Cameroun- Hausse du prix des boissons : l’arnaque à ciel ouvert

En ce temps où la crise sanitaire impacte sur le porte monnaie de la ménagère, certaines surfaces de ventes des boissons se sont organisées pour enfoncer le couteaux dans la plaie.

En faisant le tour des surfaces commerciales au Cameroun, le constat est clair. C’est chaque boutique, boulangerie ou encore supermarché qui fixent ses prix. N’en déplaise aux consommateurs. Bien que l’Etat se soit arrangé à exonérer ces surfaces des impôts ou encore taxes multiformes ceci dans le but de contribuer à la relance de l’économie du pays, il semble que la satisfaction de ces commerçants véreux n’ait pas atteint son comble.

Selon ce qui est noté par le Réseau National des Consommateurs (RNC) du Cameroun et confirmé par les soins de la rédaction d’Afrikinfo.net, certains espaces marchands et débits de boissons des villes de Douala, Yaoundé, Kribi, Bafoussam et Bertoua; les coûts de ces boissons donnent mal à l’estomac. On se serait retrouver dans un Cameroun où ne peut étancher sa soif que les plus nantis.

Sur la base des premières constatations et des résultats d’autres enquêtes approfondies, les équipes du RNC ont constaté que de nombreux produits dont les prix sont homologués connaissent une hausse variant entre 12,5 et 60%, ce qui augmente ainsi le coût de la vie et qui est contraire aux directives du Chef de l’État Paul BIYA.

Grille des coûts de boisson sur le terrain

– Castel, 33 export, Mutzig, Beaufort, Isenbeck 33cl coûtent 450 au lieu de 400 Francs CFA prix homologué.

– Smirnoff ice, black, double black, blue coûtent 700 au lieu de 650 Francs CFA prix homologué.

– Eaux minérales Tangui et Supermont coûtent entre 350 et 500 Francs CFA au lieu de 250 Francs CFA prix homologué.

– Eaux minérales Ôpur, Vitale coûtent entre 300 et 400 Francs CFA au lieu de 225 Francs CFA prix homologué.

– Eaux minérales Madiba, Sano coûtent entre 300 et 400 Francs CFA au lieu de 200 Francs CFA prix homologué.

Et ce n’est pas tout car dans certains points de vente (bars et boutiques du quartier) ces prix sont majoré de 60 à 100 voir 110%.
Tout ce cafouillage et tripatouillage se fait sous le nez du gouvernement qui semble avoir décidé de rester muet à ces agissements. Une frustration de plus pour les camerounais qui peine déjà à vivre à l’heure où tout le pays traverse une succession de crise. Entre autre, socio économique, politique et maintenant, sanitaire.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page