Cameroun – Impact du changement climatique sur la santé : Le projet AFRIVERSE veut tout décortiquer
Cameroun - Impact du changement climatique sur la santé : Le projet AFRIVERSE veut tout décortiquer

Cameroun – Impact du changement climatique sur la santé : Le projet AFRIVERSE veut tout décortiquer
La première phase de ce projet révolutionnaire est officiellement lancée. C’était, ce 18 février, à Yaoundé, en présence de plusieurs administrations publiques concernées et des représentants de quelques hôpitaux de références.
Le Cameroun en particulier et l’Afrique en général font face un tueur peu connu dans le secteur de la santé. Il s’agit du changement climatique. Un phénomène responsable de plusieurs maladies. Elles peuvent être mentale, respiratoire ou encore dermatologique. Un aspect généralement relégué à l’arrière plan. L’asthme par exemple serait dû à des effets environnementaux. Notamment :
– L’augmentation de la pollution de l’air : les changements climatiques qui entraînent une augmentation des températures et des niveaux de pollution, ce qui peut aggraver les symptômes de l’asthme.
– la modification des saisons : les changements climatiques peuvent modifier les saisons, ce qui peut entraîner une augmentation des allergènes et des pollens, déclencheurs d’asthme.
– les changements climatiques peuvent favoriser la propagation de maladies respiratoires, telles que l’asthme, en créant des conditions favorables à la croissance de bactéries et de virus.
De ce fait , il est important de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atténuer les effets du changement climatique sur la santé. Le projet AFRIVERSE qui s’étale sur trois ans, vise à comprendre l’impact du changement climatique sur la santé publique afin de mettre à disposition du public des données fiables et crédibles utiles à l’échelle de l’Afrique. D’après Docteur Elvis Achiri, coordonnateur du projet AFRIVERSE, la première phase devant se tenir pendant un an va être exclusivement consacrée à la collecte des données. Pour cela, les administrations publiques concernées sont le Ministère des transports qui s’occupe de fournir des données météorologiques facteur essentiel pour la maîtrise du climat. Les hôpitaux quant à eux, fournissent des données santé sur certains cas de maladies liées aux personnes vulnérables. Parmi les hôpitaux cibles: la Fondation Chantal BIYA, le CHU et l’Hôpital Jamot.
La seconde phase, qui se tiendra l’année suivante, est l’analyse des données collectées. Cette fois les travaux se feront avec l’Université de Cape Town en Afrique du Sud. Pour finir avec la phase trois qui n’est autre que la vulgarisation et la diffusion des résultats obtenus.
Le projet AFRIVERSE placé sous l’aile de l’Ecole Normale Supérieure ( ENS ) de Yaoundé, et financé par Wellcome ( une fondation caritative en médecine dont le siège est en Grande-Bretagne), est également une opportunité réelle pour les étudiants d’acquérir des connaissances et des compétences de pointe afin d’être compétitif dans le marché de l’emploi. Le représentant du recteur de l’Université de Yaoundé I, présent à ce lancement officiel ne manque pas d’encourager les établissements d’enseignement supérieur à saisir l’opportunité de développer des laboratoires et des activités de recherche pour offrir aux étudiants des compétences pratiques et innovantes.
Ce projet revêle d’une pertinence forte, car il vise à sensibiliser les futurs enseignants sur l’impact du changement climatique sur la santé humaine et le bien-être.
L’ENS etant une institution clé pour le projet AFRIVERSE, forme les futurs enseignants qui seront chargés de transmettre ces connaissances à leurs élèves. En intégrant ces thématiques dans leur formation, l’ENS contribue à créer une chaîne de transmission du savoir et à promouvoir une culture de la protection de l’environnement.
De plus , le projet AFRIVERSE répond à un besoin réel de sensibilisation et d’action face aux défis du changement climatique. En formant les enseignants à aborder ces questions, l’ENS contribue à créer un effet multiplicateur et à promouvoir une prise de conscience collective sur l’importance de la protection de l’environnement.



