Cameroun- Imprimerie nationale : De la mort à la vie
Nommé à la faveur du décret présidentiel il y a quatre ans , Paul Walter Komo arrive en sapeur pompier pour sauver ce qui reste de l’imprimerie nationale. Aujourd’hui ,la structure reprend peu à peu goût à la vie .
Le souvenir d’une entreprise en perte et à mille maux : infrastructures vétustes, structure endettée jusqu’au cou, baisse du chiffre d’affaire et même de production, et climat social délétère , relève désormais du passé à l’imprimerie nationale . Le nouveau top management de la structure , dès son arrivé , a pris la mesure et l’ampleur de la situation socioéconomique qui prévalait au sein de cette société . C’est donc un nouveau visage que présente cette entreprise publique en charge d’imprimer les documents administratifs. D’ailleurs ceux qui ne s’y sont pas rendus à son siège de Yaoundé un long moment, pourront se perdre. Les bâtiments ont été relookés , réhabilités . Et lorsqu’on arpente les couloirs de ses édifices, l’ambiance de travail y règne. Tout le monde est à la tâche. Selon un employé « le directeur Paul Walter Komo passe l’essentiel de son temps entre son bureau, et les ateliers qu’il visite chaque jour, afin de s’assurer de la présence effective des employés, et surtout le bon fonctionnement. » Et un autre employé de l’imprimerie nationale , souligne que « le directeur est l’une des premières personnes a arriver au boulot , et le dernier à rentrer. Il travaille même les week-ends. » . C’est donc un homme qui est résolument engagé à mener les réformes portant à la réhabilitation de l’IN . Celles qui portent sur deux axes : techniques et financières , et aussi juridique et institutionnel. Paul Walter Komo reste conscient de ce fait . C’est dans cette dynamique qu’il a initié une série d’actions innovantes , tendant à redresser la boîte qu’il dirige .
Une dose de réformes pour redonner vie à l’imprimerie nationale.
La production est au cœur des actions innovantes du nouveau directeur. Il a réservé une place de choix au renouvellement de l’outil de production. En lançant une dynamique de réhabilitation des machines et l’acquisition de nouveaux équipements techniques. Il est clair que la volonté de l’équipe dirigeante en place est de permettre à cette entreprise publique de jouer pleinement ses missions, surtout l’imprimerie des documents administratifs. C’est d’ailleurs ce qui a favorisé la mise sur pied du contrat plan- État – Imprimerie nationale en 2016 . Ce qui a permis à l’État de mobiliser deux milliards de FCFA à travers le ministère de l’économie , de la planification et de l’aménagement du territoire et le ministère des finances . C’est ce qui a conduit à l’achat de trois machines à la technologie de pointe et de dernière génération.
Après un appel d’offre , en début d’année 2018 , l’imprimerie nationale a réceptionnée la première machine . C’est belle bien Rotatek Rk 250 plus qui a été livré , une fabrication espagnole de dernier cri , et surtout appareil électronique issue de la récente évolution technologique. Le personnel a été formé pour mieux utiliser cette machine , qui selon le technicien de Rotatek peut produire plus de 200 mètres de papier à la minute. La deuxième machine est Heidelberg SX 74- 2- P qui est de haute technologie dans la variété des speeds , et qui est entrain d’être installée . Machine allemande, elle produire 15000 feuilles par heure comparativement à l’ancienne qui produisait 3500 feuilles par heure. À en croire le directeur, ces actions ont permis à l’IN d’améliorer son rendement . Dit t- il la défaillance des machines impactait sur la performance de cette société et la cause de toute les tensions . Ce renouvellement des outils de production a permis de résoudre le problème de salaires impayés, qui était récurent au sein de l’imprimerie et fragelisait la structure. Selon les employés , depuis février 2018 , les salaires du personnel sont payés régulièrement. Une victoire du nouveau manager . C’est aussi ce qui a attiré un grand nombre de clients. Dans la selecte , Elecam a attribué un marché de 8 millions et demie d’enveloppes pour l’élection présidentielle de 2018. Une commande que l’imprimerie nationale a livrée un mois avant l’échéance. Sur l’impulsion de Paul Walter Komo, le cadre de travail de l’imprimerie nationale est complètement rénové.
L’imprimerie nationale de part ces actions d’éclats fait un saut de l’avant et est tournée vers l’émergence tant voulue par le chef de l’État. Les consultations sont menées pour améliorer le cadre juridique et institutionnel de la boîte . En attendant , le directeur de l’imprimerie nationale assure que sa structure est prête à relever le défi lié a la fourniture du matériel électoral . En terme de production des enveloppes, bulletins et même gadgets de campagne des candidats des prochaines élections municipales et législatives. C’est donc une autre page de l’histoire de l’imprimerie nationale qu’est entrain d’écrire Paul Walter Komo.



