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Cameroun- Rififi à la mairie de Bagangté :  La lettre de Prince Théophile Kwendjeu qui recadre

Cameroun- Rififi à la mairie de Bagangté :  La lettre de Prince Théophile Kwendjeu qui recadre

L’élection du futur maire de la commune de Bagangté fait grand bruit à l’Ouest Cameroun. Cette étape crutial de la vie politique du chef lieu du département du Ndé met au grand jours les querelles qui règnent au sein du parti au pouvoir. Prince Théophile Kwendjeu sort de sa reserve. Le digne fils du Ndé dans la région de l’Ouest Cameroun s’insurge contre les manipulations savamment orchestrées par des individus tapis dans l’ombre. Ces derniers outrepassent les décisions prises au sommet de leur chapelle politique. Il dénonce la désobéissance des uns, l’instrumentalisation des autres et appelle les conseillers municipaux à un retour à la raison.

AUX VAILLANTS CONSEILLERS DE LA MAIRIE DE BANGANGTÉ

Mes chers frères et sœurs, souvenez-vous que vous avez dans vos mains la destinée de notre cher et bel arrondissement. Je voudrais, au nom de nos ancêtres, appeler à votre conscience patriotique. Nous appartenons à une même chapelle politique, celle dont le Chef de l’État est la clé de voûte. L’histoire de notre arrondissement, et même de tout notre département, peut ainsi s’inscrire en lettres d’or pour la postérité, ou sombrer dans les abysses de l’infamie, dans l’abîme de la confiscation du devenir de tout un peuple.

Devons-nous apprendre à nos enfants le manque de respect de la hiérarchie ?Devons-nous leur apprendre la désobéissance civile ? Assurément NON !

Jamais dans notre Histoire, on n’a connu de telles résistances, quand il s’est agi de passer la main à un autre pour continuer à porter la destinée de notre chère commune.

Sachez que pour le cas d’espèce, le hasard de la providence a voulu que M. Éric Niat soit le fils de celui qui a pris sur lui de faire entrer dans la vie politique de notre département, Mme Célestine Ketcha Courtes.

Nous apprenons par des voix concordantes les manigances de sa main invisible dans la turbulence qui fractionne et perturbe la vie politique de notre arrondissement, et même de notre département dans son ensemble.
Il n’est point question de céder à de tels agissements, qui relèvent d’un égoïsme poussé à ses extrémités les plus éhontées.

Sachez bien que le Président Paul Biya, Président National de notre Parti, n’a jamais accepté la désobéissance. Avec constance, il est toujours resté garant des valeurs de notre Parti le RDPC.

À vous donc, mesdames et messieurs les Conseillers, de donner l’exemple en respectant les hautes instructions de la lettre venue du Comité Central, exigeant le respect de la candidature désignée lors des primaires.
Ce qui, du reste, ne serait que JUSTICE.

Qui aime son parti veille au respect de ses textes, dans une loyauté sans faille s’inscrivant en droite ligne de la discipline exigée des militants et responsables qu’investit le parti dans tout scrutin.

Restez fidèles à votre conscience qu’aucun intérêt autre que celui, supérieur, de notre commune, ne saurait détourner de son devoir devant Dieu et les Hommes.

Le vote aux primaires a bien été la libre expression du choix des électeurs concernés, ce qui était l’éloquente traduction de leurs convictions profondes. Sans influence ni pression, ces deux maux qui biaisent la démocratie.

À l’évidence, il y a eu une intervention de la vingt-cinquième heure, ourdie par celle que tout le monde sait. Vous en premier, pour que certains puissent ainsi faire une volte-face après avoir pourtant, au préalable, opéré son choix en toute lucidité. Si dès le lendemain d’une telle libre expression ayant logiquement amené à accorder vos suffrages à un candidat, on assiste à des retournements de vestes, signifie qu’il y a problème. Madame Courtes étant celle-là qui est unanimement pointée du doigt pour avoir stipendié certains d’entre vous, jusqu’à les amener à se dédire le lendemain comme si la veille, ils étaient aveugles.

L’observation des faits montre que par une entourloupe, Célestine Ketcha Courtes a pu convaincre certains d’entre vous en travestissant la vérité, laissant croire que le Président National du Parti en personne, vous encouragerait à voter de nouveau, et différemment. Pouvez-vous, mes frères et sœurs, chers Camarades, imaginer que le plus haut responsable de notre formation politique demande de désobéir aux consignes du Parti ?
Le premier venu pourrait comprendre que le leader d’un parti ne peut demander à la base de se désolidariser d’une Lettre du Comité Central, mais qu’il se réjouirait plutôt de savoir que la discipline est effective car respectée dans ses rangs. Que nul ne vous du contraire, et si quiconque vous le dit, sachez qu’il s’agit d’un grossier mensonge.
Qu’on ne vous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes, et que des billets de banque ou la promesses de libéralités futures ne vous fassent pas renier votre âme, et ramer à contre-courant des desiderata du peuple, l’immense majorité des citoyens de Bangangté.

Ne vous laissez pas tromper, et n’oubliez pas que L’HISTOIRE VOUS JUGERA.

Cette mise au point faite, véritable appel du coeur que je formule à votre intention, je puis conclure en disant que je sais pouvoir compter sur vous, car ne peuvent que prévaloir le bon sens et l’équité.

Que le Seigneur vous garde tous !

Prince Théophile Kwendjeu

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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