Essomba critique un marché de lampadaires solaires à 21 milliards

Un important contrat d’équipement en éclairage public, d’une valeur supérieure à 21,5 milliards de francs CFA, fait l’objet de vives critiques de la part d’experts économiques. Ce marché, validé par le Secrétariat général de la Présidence de la République et confié au ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU), porte sur la fourniture et l’installation de 21 500 lampadaires solaires dans 360 communes camerounaises.
Une procédure contestée
La particularité de ce projet, qui en constitue la première phase, réside dans son mode de passation, réalisé de gré à gré. Cette procédure, qui contourne les appels d’offres publics, suscite des interrogations quant à son respect des principes de transparence et d’efficacité économique.
Une analyse macroéconomique sévère
L’économiste Dieudonné Essomba a récemment exprimé un avis tranché sur cette initiative. Intervenant dans le cadre d’une émission politique, il a qualifié la démarche de « crime macroéconomique » sur le plan technique. Son analyse met en lumière une incohérence dans la chaîne de décision et de mise en œuvre.
Selon l’expert, la gestion de l’éclairage public relève traditionnellement de la compétence des communes, échelons administratifs les plus proches des populations. Il estime que piloter un tel projet directement depuis la Présidence, en court-circuitant à la fois le Premier ministre, les autorités régionales et les mairies, constitue une anomalie dans le fonctionnement d’un État normal.
Pour Dieudonné Essomba, ce type de décision, qui centralise excessivement la gestion d’infrastructures locales, entrave le développement du pays en perturbant les prérogatives des collectivités territoriales.



