Cameroun : l’attente du gouvernement paralyse l’action publique

Un exécutif en suspens
Plusieurs mois après la réélection du président Paul Biya en octobre 2025, la formation du nouvel exécutif gouvernemental se fait toujours attendre. Cette période d’incertitude, qui se prolonge au-delà des délais initialement annoncés, soulève des interrogations sur le fonctionnement des institutions et la continuité de l’action de l’État.
Des blocages administratifs pointés du doigt
Selon des observateurs, l’absence d’une équipe ministérielle clairement définie et en poste entraverait le processus décisionnel administratif. Des voix, dont celle du journaliste Haman Mana, s’élèvent pour alerter sur les conséquences pratiques de cette situation. La validation du budget, l’engagement des dépenses publiques et la signature d’actes administratifs nécessitent, en théorie, l’implication de ministres en exercice. Le flou actuel créerait ainsi un ralentissement palpable dans la mise en œuvre des politiques publiques et la gestion courante des affaires de l’État.
Un enjeu de crédibilité politique
Au-delà des aspects techniques, ce délai alimente un débat sur la dynamique du pouvoir exécutif. Les promesses d’une formation rapide du gouvernement, notamment celles évoquées dans le discours de nouvel an du chef de l’État, contrastent avec la réalité d’une attente prolongée. Cette divergence nourrit des analyses critiques qui questionnent la maîtrise du calendrier politique et la capacité à répondre aux urgences nationales. La classe politique et l’opinion publique camerounaises suivent ce dossier avec attention, dans l’attente d’une clarification qui permettrait de relancer la machine gouvernementale.
La période actuelle illustre ainsi les défis de la transition administrative post-électorale et souligne l’importance d’une nomination rapide des responsables pour assurer la stabilité et l’efficacité des institutions.



