Cameroun : le SDF condamne fermement le massacre de Gidado

Le Social Democratic Front (SDF), principal parti d’opposition au Cameroun, a publié une déclaration officielle le 14 janvier 2026 pour condamner avec la plus grande fermeté l’attaque sanglante survenue le même jour dans la localité de Gidado. Cet assaut, attribué à des groupes séparatistes, a entraîné la mort de quatorze civils, principalement des femmes et des enfants de la communauté Mbororo.
Une condamnation unanime et un appel à l’action
Dans sa communication, le parti présidé par le député Joshua Osih a fait part de son horreur et de son indignation face à ce qu’il qualifie d’actes de « barbarie pure ». La formation politique a souligné qu’aucune cause ou revendication, politique ou autre, ne saurait justifier le meurtre de civils désarmés. Le SDF a ainsi assimilé ces faits à des crimes contre l’humanité, tels que définis par le droit international.
Le parti a exprimé sa pleine solidarité avec les familles des victimes et partagé la douleur de la communauté Mbororo, profondément affectée par cette tragédie. Au-delà des déclarations, le SDF a lancé un double appel. Il a exigé la cessation immédiate de toutes les attaques contre les populations civiles et a exhorté les autorités gouvernementales à prendre toutes les mesures urgentes nécessaires pour assurer la protection des habitants dans les régions touchées par la crise sécuritaire.
Un plaidoyer pour des solutions durables
Le SDF a replacé ce drame dans un contexte national plus large, déplorant que le Cameroun, en tant que pays en développement, continue de perdre ses citoyens à cause de la violence et de l’anarchie. Le parti a insisté sur l’impérieuse nécessité de trouver des solutions pérennes pour mettre un terme à cette hémorragie humaine.
Si les condamnations fusent régulièrement après chaque bavure ou acte de violence, le SDF estime que ce qui fait encore défaut, ce sont des solutions politiques et sécuritaires capables de désamorcer durablement le conflit et de ramener une paix définitive dans les régions en crise. Cette prise de position intervient dans un climat de tensions persistantes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays.



