Cameroun – Lutte contre les violences faites aux femmes : les femmes juristes de l’ACAFEJ Centre édifient la femme
Cameroun - Lutte contre les violences faites aux femmes : les femmes juristes de l'ACAFEJ Centre édifient la femme

Cameroun – Lutte contre les violences faites aux femmes : les femmes juristes de l’ACAFEJ Centre édifient la femme
L’Association Camerounaise des Femmes Juristes bureau du Centre a ouvert ses portes, le 30 mars 2026, à leur siège sis à Yaoundé, pour une journée porte ouverte intitulée Méga clinique juridique. Cette initiative vise à décortiquer la question des violences de tout genre et à apporter des solutions concrètes.
Violences physique, sexuelle, psychologique, numérique, économique, sociale, violences basées sur les pratiques culturelles, etc… Tels sont autant de violences auxquelles la femme fait face au quotidien dans la société camerounaise. Pour l’ACAFEJ, il est temps de lever l’équivoque afin que la femme puisse occuper librement et légitimement une place de choix en société.
À travers cette séance thérapeutique, les femmes ont été appelées à s’engager dans la sensibilisation et à prendre conscience de leurs droits.
En rappel, les auteurs des violences basées sur le genre se trouvent partout, même dans les foyers, et il est plus que urgent et même crucial de les identifier et de les dénoncer.
L’ACAFEJ à travers son bureau du Centre chapeauté par le Docteur Martine TANA AHANDA, Magistrate, ouvre ses portes à toute dénonciation de violence. Grâce à cette initiative, il était question de renforcer la capacité des femmes à se défendre et à protéger leurs droits.
Les participantes à cette journée porte ouverte ont reçu des informations précieuses sur les mécanismes de protection et de soutien aux victimes de violences.
Au delà de la lutte contre les violences faites aux femmes, l’occasion à également permis de fournir des informations précieuses aux femmes sur la procédure de jugement d’hérédité et les droits des femmes dans ce contexte.
Selon Maître
Rose NGO MBOA, avocate au barreau du cameroun, il est important de souligner que les femmes sont souvent vulnérables après le décès de leur époux et qu’il est crucial qu’elles connaissent leurs droits et les procédures à suivre pour protéger leurs intérêts. Elle partage donc des informations sur la nécessité de déclarer les enfants du défunt, de liquider la communauté des biens et d’obtenir un titre exécutoire.
Elle a également insisté sur l’importance de la transparence et de la franchise dans la procédure de jugement d’hérédité, en encourageant les femmes à déclarer tous les enfants du défunt, même si cela peut être difficile.
Quelques points clés à retenir
– Les femmes doivent rassembler les pièces nécessaires pour le jugement d’hérédité
– Les juridictions compétentes doivent être saisies pour le jugement d’hérédité
– La liquidation de la communauté des biens est importante pour protéger les droits du conjoint survivant
– Les femmes doivent déclarer tous les enfants du défunt pour éviter des problèmes ultérieurs
– Le titre exécutoire est nécessaire pour exécuter la décision du tribunal
Il faut le dire, ce jet de pierre n’est pas le premier. L’ACAFEJ travaille sur ce thème depuis des années, en sensibilisant les enfants dans les écoles maternelles et primaires. D’après la présidente nationale de l’ACAFEJ, «C’est un travail de fond qui est nécessaire pour changer les mentalités et créer une société plus égalitaire… »
La clinique juridique est ouverte tous les jours de lundi à vendredi à partir de 14 heures et propose un centre d’écoute pour les femmes qui ont des problèmes. C’est un service précieux pour les femmes qui cherchent de l’aide et du soutien.
Il est clair que l’ACAFEJ est déterminée à continuer la sensibilisation et la lutte contre les violences faites aux femmes jusqu’à mars 2027. C’est un engagement important et nécessaire pour créer un changement durable.



