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Cameroun – Politique alimentaire Saine: Rada  préconise une hausse des taxes sur des boissons sucrées et alcoolisées

Cameroun - Politique alimentaire Saine: Rada  préconise une hausse des taxes sur des boissons sucrées et alcoolisées

Cameroun – Politique alimentaire Saine: Rada  préconise une hausse des taxes sur des boissons sucrées et alcoolisées

Pour mettre fin aux maladies non transmissibles(MNT) qui sont à l’ origine de 71% de décès dans le monde, l’association pour la Réconciliation et de la Développement (RADA) de concert avec les medias entend formuler un plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics pour inverser la tendance.

Selon les provisions, d’ici 2030, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les maladies non transmissibles seront la principale cause de décès en Afrique. Au Cameroun, le risque de mourir d’une MNT grave pour les personnes âgées de 30 à 70 ans est estimé a environ 22%. En matière de malnutrition, le Cameroun est aux prises avec la sous-nutrition et le défi croissant du surpoids et de l’obésité, qui sont de plus en plus devenus une priorité de sante publique. Selon une revue réalisée en 2019, 26% des adultes sont en surpoids, tandis que 15,1% entrent dans la catégorie de l’obésité. Concernant les enfants de moins de cinq ans, la prévalence du surpoids a presque doublé, passant de 5% en 1991 à 11% en 2018. En milieu urbain, 12,5% des enfants de 3 à 13 ans sont considérés comme en surpoids, les filles (13,2%) étant plus touchées que les garçons (11,85).

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Une augmentation de la taxe sur les boissons sucrées et les aliments malsains pour endiguer le phénomène

La nécessité d’intervention et de prise en compte du gouvernement s’impose face à la recrudescence des décès dues au MNT telles que les hypertensions artérielles, les cancers, l’obésité, l’asthme et les diabètes.

Ceci est d’autant plus urgent d’agir car, les décès dus à ces maladies sont liées aux boissons sucrées et les aliments emballés malsains qui sont nocifs. Une analyse du paysage concernant la consommation de sucre dans la population a également montré que la consommation de sucre au Cameroun varie selon les populations et les contextes. L’étude a suggéré que les camerounais des zones rurales, hommes et femmes, ont tendance à avoir des apports énergétiques plus élevés que ce qui est généralement rapporté, ce qui indique une possible sous-estimation de leur consommation de sucre. Au sein de la population rurale, les personnes âgées de 20 à 39 ans présentent souvent de mauvaises habitudes alimentaires, susceptibles d’inclure un apport élevé en sucre.

Face à tout cela, l’on note une insuffisance des règlementations adéquates dans l’optique d’amener les entreprises à s’aligner aux normes mises en place, « la taxation de ces produits n’es pas dans le but ultime de réduire la production des entreprises ou d’avoir un incident sur leurs chiffres d’affaires, au contraire l’objectif poursuivi est de pousser ces entreprises à produire des produits plus sains et qui ne sont pas nocifs a la santé. », explique Ferdinant Sonyuy, président exécutif de RADA.

A travers ce plaidoyer, RADA entend éduquer les populations afin que ces derniers puissent etre autonomes dans le choix de leurs consommation. Ils doivent être capables de choisir des aliments sains et lutter contre la consommation des produits toxiques et malsains.

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