Cameroun – Procédures d’obtention d’un titre foncier : La caravane 52 semaines femmes et performances décortique le sujet pour les femmes
Cameroun – Procédures d’obtention d’un titre foncier : La caravane 52 semaines femmes et performances décortique le sujet pour les femmes

Cameroun – Procédures d’obtention d’un titre foncier : La caravane 52 semaines femmes et performances décortique le sujet pour les femmes
Le deuxième stop s’est tenue, le 28 août dernier, à Yaoundé. Placé sous le co patronnage du Mindcaf et du MINPROFF, Cet arrêt majeur consacré aux questions foncières était placé sous le thème « femme et droit foncier : Une femme , un titre foncier».
Jusqu’à une période, la question d’accès à la terre que ce soit pour les investisseurs locaux ou étrangers représentait un véritable labyrinthe auquel il fallait réaliser l’impossible pour s’approprier la procédure . Que dire donc de la place donnée aux femmes. Les principaux obstacles se trouvaient même dans les maisons où ces dernières n’étaient pas considérées comme ayant droit. Mais l’eau a coulé sous le pont depuis lors. Les pouvoirs publics ont engagé des procédures pour protéger la femme. Progressivement, le rêve est devenu réalité. Au point où il est devenu plus aisé pour la femme d’accéder à un titre foncier. Si c’est une avancée significative pour le climat social au Cameroun, il n’en demeure pas moins pour les principales concernées dont bon nombre est ignorant. « Les textes sont bien élaborés. Mais c’est la faiblesse et la méconnaissance des procédures et le chemin à suivre pour l’obtention des titres fonciers qui fait désormais problème» confie Catherine Mutlen Epse Bikai. Ainsi ce deuxième stop de la caravane 52 semaines femmes et performances était une initiative privée pour accompagner l’action gouvernementale dans la sensibilisation sur ces procédures foncières. Les sous thèmes traités ont permis aux femmes de se familiariser avec toutes ces procédures, des éléments constitutifs pour l’obtention du titre foncier.
Sous une formule grand public à l’esplanade de l’immeuble ministériel n°1 des sujets tels que : Femme leadership et Autonomisation, Femme droit et patrimoine, Femme et titre foncier, Femme et logement, Femme et financement ; ont été des plats de résistance sur le fond et la forme. Au sortir de ce moment de partage d’informations, les femmes venues de plusieurs administrations publiques et privées, des Organisations de la société civile, d’autres venues des zones reculées sont rentrées les têtes bourrées. Pour joindre la parole à l’acte, quelques femmes ont reçu des titres fonciers d’autres en plus de recevoir des attestations de participations du premier et deuxième stop, ont été interpellées à suivre l’exemple question de sécuriser leurs avoirs immobiliers.
En rappel, le réseau femmes et performances initié par Catherine Mutlen Epse Bikai est une invité aux femmes à se mettre ensemble pour s’instruire, avoir plus de connaissances des actions que le gouvernement dans son entièreté mène à l’attention de la femme pour la soutenir et l’amener à être à condition égale de vie avec les hommes et soutenir un peu plus le développement de notre pays. Ce programme est soutenu par le mouvement Give Back to Mama de Samuel Erve Mandeng.
Réactions
Constante KAMGANG, représentante Mindcaf
Nous pensons qu’il y a la méconnaissance des textes, il y a des pesanteurs coutumières dans certaines localités. Et le fait aussi est que quant on parle de femme, il y en dessous plusieurs dimensions. Donc il y a aussi le pouvoir d’achat. Il faut dire que les procédures d’obtention de titres fonciers ne sont pas des procédures gratuites. Avec nos partenaires institutionnels ( le MINPROFF ), partenaires société civile le réseau des femmes performances et le projet Give Back to Mama nous sommes en synergie pour amener la femme non seulement à travailler comme d’habitude mais aussi à sécurité.»
Réaction 2
Makota Isabelle, directeur de la promotion économique de la femme, représentante du MINPROFF
La loi est là, elle a tout régulé. Nous encourageons les femmes à se mettre en avant. À aller acheter des titres fonciers. Pour celles qui sont héritières à chercher se précieux document qui leur permet de sécuriser leurs terres et de pouvoir aisément mobiliser des Fonds pour renforcer leurs activités. La sensibilisation est déjà très importante. Elle permet au moins d’atteindre les populations même dans les villages pour mettre à leur disposition ses informations. C’est vrai que nous avons nos coutumes qui relèguent encore la femme au deuxième rang et qui n’accordent pas le droit d’héritage à la femme. Mais, nous savons tous que c’est la loi qui est au dessus de tous. Au niveau du MINPROFF, nous avons des services jusque dans les zones rurales, des services déconcentrés qui font cette vulgarisation en collaboration avec le Mindcaf. À chaque fois que le MINDCAF invite le MINPROFF, nous répondons présent lorsque des descentes de sensibilisation Sont faites. Ces descentes de vulgarisation sont faites et surtout de sensibilisation. Lorsque nous arrivons dans ces villages, nous nous rendons compte que les femmes de là sont informées. Il y en a qui ont déjà entamé des procédures mais qui restent bloquées à un certain niveau parce qu’elles n’ont pas l’information pour poursuivre la procédure. Lorsque le Mindcaf arrive, l’information leur est donnée, elles ont la possibilité de poser directement leurs doléances auprès du Mindcaf qui prend les dossiers en mains pour les aider.»
Samuel Erve Mandeng promoteur du mouvement Give back to Mama
« le rôle de give back to Mama était d’abord de mobiliser tous ces camerounais de la diaspora et les camerounais de l’étranger à participer à l’action gouvernementale à travers ce projet. Notre rôle au sujet du thème qui nous interpelle aujourd’hui « Une femme un titre foncier » c’est aussi de parler au nom de ces femmes qui sont dans la diaspora pour dire que c’est possible pour elles d’avoir aussi un titre foncier. Donc notre objectif était de réunir ces experts partis des USA , de l’Angola, de la France, du Brésil pour apporter ce plus. Le second point est de dire que oui la femme camerounaise qui est dans ce pays à aussi sa place dans ce vaste projet.



