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Cameroun- Projets routiers à financements conjoints: 45,43 km de route à réhabiliter et 191,9 km de route à construire en 2024

Cameroun- Projets routiers à financements conjoints: 45,43 km de route à réhabiliter et 191,9 km de route à construire en 2024

C’est la principale mission qui est assigné aux membres du Comité national de pilotage du programme Routier Intégrateur, du projet de facilitation des transports et de transit en zone CEMAC et du projet de transport multimodal au Cameroun, réunis autour de leur président, Emmanuel Nganou Djoumessi par ailleurs ministre des Travaux Publics, ce 6 mars à Yaoundé lors de la tenue de leur 8e session pour le compte de l’exercice 2024.

Examiner et adopter les rapports d’activités 2023 et les Plans de travail assortis des budgets annuels 2024, tel était l’objectif visé lors de cette 8e session des membres de la cellule des projets routiers a financement conjoint du Ministère des Travaux Publics, de l’agence d’exécution du volet aérien et de l’agence d’exécution du volet ferroviaire du Projet de transport multimodal. Soulignons que ladite session intervient dans un contexte où le gouvernement camerounais s’est engagé dans l’accélération de la mise en œuvre de plusieurs projets de développement des transports et de transit en CEMAC.
Après avoir passé en revue les recommandations issues des travaux effectués tout au long de l’année 2023, place a été faite sur les axes prioritaires des projets routiers qui nécessitent des financements conjoints pour l’exercice 2024. Notons que pour mener a bien ces projets la cellule devra mobiliser la cagnotte de 300 milliards de FCFA pour une signature de 71 marchés et contrats.
Enjeux et défis de la cellule
Ayant tiré des leçons découlant de l’évaluation du PTBA 2023, les membres de la Cellule ont pris en compte certains critères pour l’élaboration du PTBA 2024. Il s’agit notamment d’achever et réceptionner les travaux d’aménagement des sections DE ROUTE BABADJOU-Matazem, Matazem-welcome to Bamenda, voie de contournement de Bamenda. Ecole des champions-agence amour mezam, Ntui-Ndjole, Ndjole-mankim-Meiteing et le pont sur le logone ; les travaux de construction des nombreuses infrastructures socio-économiques ; les études techniques de réhabilitation et /ou d’aménagement des routes, surtout celles de la section de route Edea-kribi et Lolaba-Campo.
Il sera aussi question d’accélérer le rythme de mise en œuvre des travaux notamment RING ROAD ET BOGO-POUSS ; boucler le processus de maturation et démarrer les travaux des projets Maroua-moutourwa et Magada-Yagoua, du projet de construction du pont sur le fleuve Nte, a Campo, du PACRI et du PARZIK ; de démarrer les travaux et du contrôle des travaux de réhabilitation de la section de route Mora-Tchakamari (22km), dans le cadre du financement rétroactif du PACRI ; l’aboutissement de la procédure de contractualisation et le démarrage des travaux des sections de route Tchakamari-Dabanga-Kousseri dans le cadre du PACRI, MAGADA-Yagoua et Moutourwa-Maroua dans le cadre du PAT et Ndjole-Mankim (lot 2B) du PAST-1, et enfin le démarrage des travaux connexes dans le cadre des travaux de construction du Pont sur le Cross River. Le dernier défi consistera à optimiser l’organisation et la relation avec les Partenaires techniques financiers.
Pour mener à bien tout ceci, la cellule devra mobiliser la somme globale d’environ 300 milliards de FCFA pour 237,23 km de route dont 45,43 km de route a réhabiliter et 191,8 km de route à construire et 2852 ml de pont à construire en 2024. Pour ce faire, la cellule s’engage pour l’exercice 2024 à contribuer au développement des infrastructures productives telles que déclinées dans la SND 30 par le démarrage et l’achèvement des travaux de réhabilitation et d’aménagement de certains tronçons de routes nationales y compris les routes communales.

REACTIONS

Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux PublicsCameroun- Projets routiers à financements conjoints: 45,43 km de route à réhabiliter et 191,9 km de route à construire en 2024 4
« Je suis satisfait en ce sens que bon nombre de projets inscrits dans le programme de travail 2023 ont été exécutées. Aussi, je dois aussi noter que nous devons améliorer le taux de décaissements. Il tourne a moins de 70 %. La faute à quoi ? D’abord, la faute aux processus de passation des marchés, le choix des co-contractants qui prend du temps et certains de ces cocontractants qui sont véritablement dans l’ingéniosité du faux avec une documentation qui n’est pas toujours très claire et sur le site des travaux, il y a une grande différence entre la capacité de la personne retenue et la documentation qui a été produite. En conséquence et à la cadence des travaux, le rythme d’exécution est très faible. Ce qui aboutit au non décaissement. Donc, nous allons travailler dans la gouvernance administrative de ces projets. Il faut noter que pour l’année 2024, il y a environ 279 km de routes que nous allons réceptionner. C’est quelques choses de dit, mais il faut que ce soit quelque chose de réaliser. »

 

El Hadj Oumarou, maire de la commune de Nkongsamba 1er

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« Il faut absolument faire quelque chose. Nous avons constaté, pour le regretter, que ces différentes entreprises-là, en réalité, ne sont pas là pour faire avancer les choses ; mais plutôt, nous tirent vers le bas et nous n’arrivons pas malheureusement à être aussi performants que souhaités par les partenaires au développement. C’est pour cette raison que nous référant aux expériences que nous avons par ailleurs sur ce volet-là, avons insisté pour que les différentes entreprises puissent être performantes et à même de répondre aux critères définis dans chaque cahier de charges, qui devra être effectivement exécuté sur le terrain. Malheureusement, certaines excellent par leur incohérence et par leur façon de faire qui, en réalité, ne correspond pas du tout à la vision du Chef de l’État Son Excellence Monsieur Paul Biya. Nous voulons saluer ainsi la diplomatie du Chef de l’État, qui travaille avec maestria, qui a réussi quand même à maintenir ces partenariats dans leur entièreté dans notre pays, le Cameroun, et par leur implication directe aux réalisations même des projets au pays. La Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale et autres participent toutes à l’exécution de ces différents projets. Il n’est donc pas du tout acceptable que ce soit les entreprises-là qui plombent la démarche du Cameroun. C’est pourquoi nous avons proposé des sanctions pénales afin que celles des entreprises qui pensent qu’elles peuvent venir se moquer de notre pays puissent être dissuadées et que nous poursuivons notre marché vers l’émergence souhaitée par Son Excellence Monsieur Paul Biya. Et, tous les acteurs que nous sommes dans leur globalité ne cesseront de lui dire merci pour sa vision. »

PROPOS RECUEILLIS PAR MD

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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