Cameroun- Quand un maire profite de la misère des réfugiés du Noso pour polir son image

Ces images abondantes qui circulent sur la toile depuis quelques jours, mettent en exergue le maire de la commune de Yaoundé 6, Jacques Yoki Onana a l’écoute des personnes défavorisées. Un geste qui laisse croire aux uns et aux autres que l’homme serait à la quête d’une popularité se voulant dégringolante.
A chaque geste altruiste du maire de la commune Yaoundé 6, les responsables en charge de sa communication se précipitent pour un cliché mémorable digne de rappeler à cette population l’ayant voté qu’elle lui reste redevable. La dernière cible est celle des réfugiés interne venus du Noso.
En effet, dans une dernière sortie de sa cellule de communication, celle-ci souligne le déferlement incessant des populations déplacées victime de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. « Le déferlement incessant des populations déplacées de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest dans la Commune d’Arrondissement de Yaoundé VI s’impose à l’observation et à l’analyse comme une préoccupation de premier ordre. A la Mairie et ce durant l’année 2020 qui s’achève, un seul jour ne passe sans que le service en charge du protocole n’accueille 03 à 06 compatriotes ressortissants des régions suscitées, venus rechercher de l’aide auprès du Maire, pour des situations multiformes dont l’urgence commande souvent des interventions immédiates (…) » , se vante la Cellule de la Communication et du Protocole de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé VI_
A titre de rappel, l’Arrondissement de Yaoundé VI, abrite la plupart des compagnies de transport terrestre qui desservent les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. L’effet immédiat est l’arrivée chaque jour de plusieurs vagues des déplacés, qui parfois n’ont ni argent, ni famille et ni logement sur place. Ce malheur des uns donne l’occasion aux autres, de se tisser des liens de bonheur. C’est le cas du maire de cette commune qui, que ce soit volontaire ou involontaire, a engagé sa cellule de communication pour effectuer cette sale besogne.
Il est important de souligner que le droit à l’image concerne tous les citoyens. Défavorisés ou pas, ils ont le droit de donner si oui ou non leur accord. Sauf en cas d’évènement public.



