Cameroun – Recherche scientifique: bientôt la fin de la colonisation linguistique?

MAdame le ministre de la recherche scientifique et de l'inovation Madeleine Tchuenté en visite dans le stand de la SIL au Jersic 2018
MAdame le ministre de la recherche scientifique et de l'inovation Madeleine Tchuenté en visite dans le stand de la SIL au Jersic 2018

Cette interrogation pourrait trouver une solution à travers les résultats de recherches en langues maternelles effectuées au Cameroun depuis quelques années. Les résultats y relatifs sont présentés aux visiteurs des journées de l’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation du Cameroun (Jersic), depuis, hier, 21 février 2018, à Yaoundé.

Des dictionnaires, des bibles, des syllabaires en langue maternelle sont exposés depuis, hier, à Yaoundé. C’est en la faveur de la présentation des multiples recherches engrangées au Cameroun sur tous les plans du développement du pays. La 6ème édition des journées de l’excellence de la recherche scientifique (Jersic) et de l’innovation s’est ouverte à cet effet, le 21 février 2018, en présence de Madeleine Tchuenté, ministre de la recherche scientifique et de l’innovation. De ce fait, sur le plan culturel, plusieurs recherches sont mises valeurs. Comme par exemple, la recherche sur l’alphabétisation et la traduction. « On travaille dans le développement des langues maternelles en recherche linguistiques. C’est dans cet aspect que nous œuvrons. », précise Esther Sany, chargée de la communication à SIL Cameroun. En effet, le SIL a répondu présent au rendez-vous de l’exposition des avancés scientifiques au Cameroun.  « Nous sommes impliqués à ce jour, dans plus de 100 projets de recherches linguistiques. Actuellement, en partenariat avec le ministère de l’éducation de base, on a un projet sur lequel on enseigne le Baka à l’Est du Cameroun. C’est une innovation dans la mesure où la langue Maka est déjà enseignée dans les établissements. », dresse t elle le bilan des activités que mène le SIL au pour le développement des langues locale.

Une manière de croire que le Cameroun, pays issu du continent africain peut se délier de l’emprise des langues occidentales, qui ont réussi à s’imposer comme langue officielle dans plusieurs pays africains. « Les français et les anglais ont valorisé leurs langues au point où, elles sont déjà même officielles dans nos différents pays. Comment et pourquoi, est ce que nous ne devrions pas faire pareil ? Au Sénégal par exemple, le Wolof est l’une des langues les plus prisées dans le pays. Donc je ne vois pas pourquoi les camerounais devraient se limiter au manger. Peut être c’est en développant ces langues que le développement va suivre», souligne Esther Sany.

Grace à la volonté manifeste du chef de l’Etat Camerounais, à promouvoir le développement des langues locales, un accent fort est mis sur pied pour l’implémentation de l’apprentissage. « SIL apporte juste son expertise en travaillant en collaboration avec les camerounais. En amenant les Camerounais à s’impliquer davantage à ce domaine. Parce que c’est un domaine, qui, il y a quelques années, n’était pas prestigieux comme de nos jours. Donc, beaucoup de camerounais ne s’intéressait même pas à ce que c’est que leurs langues, encore moins au développement de leurs langues. » rassure la chargée de communication à SIL Cameroun.

La 6ème édition des journées de l’excellence de la recherche scientifique du Cameroun qui a débutée, le 21 février, s’achève, le 23 février prochain.

Abena Jonas
Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]