Cameroun- Transformation digitale de la femme : la diaspora au féminin partage son expérience avec la Tutelle du Minpostel

Cameroun- Transformation digitale de la femme : la diaspora au féminin partage son expérience avec la Tutelle du Minpostel
après les étapes d’imprégnation des fondamentaux du digital, place aux succès story féminin qui ont réussies à se faire une place dans le milieu du digital. Pour se faire, le programme 52 semaines femme et digital rendu à son acte 5, tenue vendredi, 26 mai dernier avait pour objectif de démontrer aux femmes de l’association des Femmes du Minpostel ( la Tutelle) en collaboration avec Cameroon Digital Boost qu’il n’y a pas de métier uniquement réservé aux hommes.
Quelques grandes pointures du numérique ont fait le déplacement. D’aucunes de la Diaspora et d’autres, dans les villes du pays, pour venir suscitée en ces femmes le desir de s’investir dans le secteur. Placé sous le thème » Féminiser les métiers du Digital » ce rendez-vous de plus qui rentre dans le processus de transformation de la femme dans le domaine du digital ; est d’un apport determinant. Pour Catherine MUTLEN BIKAI, « Cette activité vient à la suite des 4 autres éditions qui ont permis aux femmes de s’imprégner déjà sur les fondamentaux du digital, faire connaissance des nouveaux métiers dans le digital et aujourd’hui. Ce jour spécial, les amène à découvrir que certains métiers ne sont pas fait simplement pour les hommes. Nous avons des femmes qui peuvent faire aujourd’hui dans l’installation de la fibre optique, installation des BTS, l’installation des programmes satellitaires. Il est question pour la femme aujourd’hui de se l’approprier. De savoir que sa connaissance non seulement intellectuelle mais ça morphologie entend qu’ un être multitâche, peut mieux monter avec toutes les normes précises ces différentes activités au même titre que les hommes ». D’où, ajoute t’elle par la suite, » aujourd’hui un panel un plateau entièrement fait de femmes, viennent parler aux femmes afin de briser le mur de glace qui les empêche de d’évoluer dans certains métiers. Les métiers tels que le digital, les métiers techniques. elles sont aujourd’hui à même de le faire. Donc, cet atelier a aussi une particularité celle de nous voir accompagné par des expertes non seulement venues d’ailleurs mais des expertes locales. »
Parmis elles, CHRISTEL LUCIE DJOB, MANAGER SUPPLY CHAIN DE LA COUPE DU MONDE DE RUGBY qui se tiendra en France au cours de cette année 2023 et des Jeux Olympiques de Paris 2024, Membre des mouvements CAMEROON DIGITAL BOOST et GIVE BACK TO MAMA, figure de proue du digital, elle est à la base une experte en logistique et transport, et travaille pour ORANGE France depuis plus de 10 ans, Fondatrice de l’Association REVEOA, elle a fait le tour du monde pour se former entre la société NESTLE Cameroun, LOUIS VUITTON en France et bien d’autres. Cette spécialiste du BTP du numérique, spécifiquement dans la pose des infrastructures large bande pour faciliter l’accès à internet pour tous a tenu à partager son expérience. Au cours de ses échanges, elle a présenté les opportunités que les femmes et surtout la jeune fille a dans les métiers lourds du digital, ainsi qu’un programme de formation adapté aux jeunes en déperdition scolaire qui pourraient trouver des emplois décents dans le BTP du digital. Ce qui, selon les femmes ayant repondu présente, a reçu écho favorable, et a permis de déconstruire les stigmates selon lesquels, la femme n’a des prédispositions uniquement que pour l’usage des contenus digitaux, elle est aussi apte que les hommes dans les métiers de la créativité dans le digital, la robotique et bien d’autres. Pour elle, » Il était question d’échanger sur les capacités, le potentiel qu’elles ont. Et leur démontrer qu’elles peuvent mettre en visibilité et qu’elles peuvent vraiment créer de la valeur ajoutée par rapport aux compétences et au potentiel qu’elles ont. Voilà un petit peu ce que je voulais mettre en exergue. Je voulais vraiment qu’elles prennent conscience qu’elles ont du potentiel et que ça leur appartient cette transformation digitale. Elle est accessible. Elle est pour elles et elles doivent prendre part à cette transformation digitale qui s’opère en Afrique et au Cameroun et très clairement la femme africaine. Maintenant, faut se faire accompagner. Il faut se faire former et là, la machine est en marche je pense qu’avec le programme 52 semaines mais avec aussi de mouvement give back to mama, nous permettent de créer vraiment et d’accompagner ces femmes dans leurs recherches… je suis enchanté « .
En plus d’elle, d’autres femmes ont exposé. entre autres, Chanceline FEIZE, Enseignante d’Informatique et Promotrice du Centre de Formation Professionnel SAGEINFO basé à Douala.
Quant à MARGUERITE MBOULÉ, Directrice de l’association ÉLONGUE basée en France, elle partage l’expérience pratique de son association qui concoure à créer de l’intérêt pour faciliter l’adhésion des jeunes non pas au divertissement mais aux métiers générateurs de revenus dans le numérique.

Par ailleurs, il faut noter que cette 5ème édition était aussi l’occasion pour la TUTELLE et l’entreprise YUNUS SA. de signer un accord de partenariat technique. Ce partenariat vise l’éducation financière des femmes dans le secteur du digital. Il s’agit d’accompagner les femmes à apprendre à épargner, à rechercher des financements dans le digital, à lever des fonds pour la réalisation des projets et être des promotrices de leurs différents projets dans le numérique. Bien entendu cette convention et spécifiquement technique. D’après, la présidente de la TUTELLE, Catherine MUTLEN BIKAI, » il est question pour les femmes de la tutelle de s’approprier les outils du digital avec cette structure qui est bondée d’expert qui viendront tour à tour nous former sur les différents modules qui ont déjà été homologué par des organismes des nations unies pour la femme afin de s’ approprier à l’accompagnement de la femme dans le digital. »

Ce seront une série de 10 sessions qui permettront aux femmes d’être assez capé assez outillé d’ici la fin de l’année tel que prévoit l’ objectif visé soit, à être des actrices au cœur de l’économie numérique au Cameroun.



