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Cameroun- vente à la sauvette: les petits vacanciers font la loi au détriment de la loi

Depuis le debut des vacances au mois de juin, la population dans les marchés de la cité capitale Yaoundé a doublé. En plus des habitués du secteur , notamment, les vendeurs constants, et les consommateurs récurrents, une autre catégorie se greffe à ce bain quotidien de foule. Les vacanciers, de petits enfants, inscrits entre 05 et 15 ans saturent les commerces de tous genres.

La compétition est lancée depuis le mois de juin, date à laquelle, les écoliers ont pris leurs pauses café. Au lieu de souffler comme la législation de l’enseignement le prescrit après plus de neuf mois de banc, Alious, 10ans, revêt la tenue du marché. Munit de son plateau d’arachides bouillies, ce dernier se lance à la conquête de sa recette journalière. «ma mère a acheté un sac d’arachide. Donc, chaque jour, je prend une quantité qu’elle a fait bouillir. Je sors vers 09h et je rentre 18h», confie t il. Tout comme Alious, la petite Arlette (11 ans), balade un plateau de tomate au marché Ekounou à Yaoundé. Pour la commerçante en herbe, «ma maman vend dans le marché, elle a son comptoir. Moi je viens l’aider. Jai mes deux cajous de tomâtes que je dois finir par jour.» Malgré le coté épuisant que lui inflige l’activité, cela semble bien faire des choux gras en cette période où les parents préparent les rentrées scolaires prochaines.

Ces metiers juvéniles d’occasion ne sont pas sans risque. Au lendemain de la célébration, le 16 juin dernier, de la journée internationale de l’enfant africain de concert avec les autres pays, les sujets à l’ordre du our, faisaient allégeance à la sensibilisation sur l’exploitation des enfants.  Abdoulaye Yaouba président de l’association des sauveteurs du marché Mokolo, s’incrit dans le collectif des personnes souhaitant la fin de ce type d’activité. Il en témoigne «Toute les années, à cette période de grande vacance, les parents se permettent d’envoyer leurs enfants mineurs 7 ans à 13 ans au marché, pour soit disant préparer leur rentrée. A mon avis c’est un risque énorme , puisque certains ne savent même pas traverser la route ,il y’a le vol d’enfants qui sévi , les viols pour ne citer que ceux là… L’année dernière, on pouvait arrêté plus de 05 enfants de 07 ans en montant afin de convoquer leurs parents, pour les sensibiliser sur les dangers que courent les enfants .»

Dans la liste des petits commerces que ces mineurs effectuent, on compte, la vente de l’eau, les vêtements, les sacs de marché, les condiments, les safours et bien d’autres. En effet, 80% de ces enfants approchés par vote journal vous signifie qu’ils cherchent là l’argent de la scolarité. Et pourtant,    la loi n’autorise pas le commerce aux mineurs âgés de moins de 14 ans . A ce propos Maître Eric Bindzi, avocat au barreau du Cameroun indique, «De manière générale la loi interdit le travail ( activités commerciales, agricoles, industrielles …) aux enfants mineurs ,s’assimilant à l’exploitation de ces derniers.. Et  même ceux qui sont responsables de ces enfants n’y sont pas épargnés quelques soit la noblesse de l’intention, du motif. Alors les parents peuvent être poursuivit par la loi et même les affaires sociales afin de répondre de leur acte

En attendant que des mesures encore plus fortes soient prises par les pouvoirs publics en place au Cameroun,  les parents de ces petits vacanciers  continuent à exposer leurs progénitures dans les marchés au profit du gain plus consistant.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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