Cameroun-Présidentielle 2018 : Nsoum Silas, président PRP répond aux questions
Au cours d’un entretien accordé à votre journal, le 15 juin 2018, le président du Parti Républicain du Peuple, Nsoum Silas, candidat déclaré pour les élections présidentielles devant se tenir au Cameroun, le 07 juillet prochain, dévoile sa vision.
AIN : Jusqu’ici on a entendu peu parler du PRP, c’est quoi le PRP ?
Nsoum Silas : Le PRP est un parti politique légalisé le 28 décembre 2017 par le ministre de l’administration territoriale de l’époque, son excellence monsieur Emmanuel Réné Sadi. Donc la décision tout simplement est 00538. C’est vrai que sur le plan légal et les institutions de la république, il n’a qu’un an de vie, mais quant aux hommes qui incarnent le parti, c’est une idée vieille qui date depuis 2008. L’année où Nicolas Sarkozy prend le pouvoir en France, car il a toujours été un modèle pour nous, sur le bayangui. Il a toujours été déterminé, ambitieux, courageux et puis il aime le développement de son pays, je mettrai un accent dessus. C’est pour cela que si nous sommes levés nous jeunes camerounais et nous avons décidé ensemble de créer un mouvement politique et puis nous avons bati Parti Républicain du Peuple (PRP). Oui le PRP est un parti d’une démocratie libre, notre premier devoir est envers nos enfants. Pour nous, l’enjeu c’est la République et comme nous le disons tout le temps, lorsqu’il s’agit de la République, nous devons tous nous sentir concerné. Etant donné que le pays est plongé dans un délabrement économique désastreux, nous savons tous. Et la crise anglophone a induit le pays à des dépenses énormes. Boko Haram également. Tout ceci, lié au désordre extérieur. Donc, le Cameroun subi le désordre de l’extérieur sans toutes fois indexé qui que ce soit mais nous le savons tous. Donc c’est suite à ces défis que nous nous sommes levés pour donner des réponses. Et le parti à décider par son bureau exécutif national, de me porter à la tête comme candidat à l’élection présidentielle pour donner des réponses à ces fléaux qui plombent l’économie nationale et l’intégrité de la République.
AIN : Quel idée vous faites vous de la situation géopolitique camerounaise, notamment, la crise dans les zones du Nord Ouest, Sud Ouest et dans le Septentrion?
Nous parlons tout le temps de la démocratie. Pour nous, le parti républicain du peuple, la démocratie est la clé de la liberté. C’est elle qui permet de rénover et de créer. Et nous le soulignons ici que un pays où la démocratie n’existe pas, c’est un pays qui est emprisonné. C’est un pays qui n’est pas libre. Et un pays qui n’est pas libre, ne peut pas se développer. Pour comprendre connaitre et voir le développement d’un Etat, il faut le comparer à un autre. Donc j’ai dit au départ, que le pays est plongé dans un délabrement économique dont le peuple lui-même, ne croit plus à sa propre existence. Et tout ceci, peut susciter des revendications lorsque nous avons en tête les hommes qui sont chargé de la gouvernance d’un Etat comme le notre. Parce que pour moi, j’ai toujours considéré le gouvernement comme un parent. Lorsque le parent n’est pas à l’écoute de sa progéniture, vous pouvez imaginer ce laxisme qui peut exister dans cette famille. Où on va trouver des jeunes filles qui sont atteintes des grossesses précoces. Parce qu’il y a un laissé aller dans la maison et je considère que c’est le cas pour le Cameroun. Imaginez vous avez votre chien à la maison, lorsque vous déchainez, cela veut dire que vous n’arrivez plus à lui donner à manger. Il devient donc, un chien sauvage. Donc le peuple est abandonné à lui-même au point où il ne crois plus à sa propre existence. C’est pour cela qui je vous dis que tout ceci, peut susciter des revendications qui peuvent nous amener à bâtir des revendications crises anglophones, Boko Haram. Je dirai tout simplement, qu’il s’agit des revendications liées à ce délabrement économique qui a entrainé le peuple à ne plus croire à sa propre existence. Nous sommes animés par un esprit d’assisté et du désespoir. Voilà comment le peuple fonctionne. Tout simplement, le peuple à faim, le peuple n’est pas écouté. Imaginez que vous travaillez dans une entreprise par exemple à travaux temporaire. En Guinée Equatoriale par exemple, lorsque vous travaillez, vous avez un emploi temporaire dans des sociétés de travaux publics par exemple, lorsqu’il s’agit de compresser parce qu’on est en cessation d’activité ou en baisse d’activité, on convoque une réunion de crise, on invite tout les travailleur et on les averti que d’ici deux ou trois semaines, nous allons procéder à un licenciement. Et ceux qui seront compressés bénéficierons des droits de bonne séparation ou des primes de bonnes séparations faites de ça bonne usage. Vous travailleurs, cela vous prépare psychologiquement, mais dans notre pays donc mon pays le Cameroun, nous ne nous soucions pas de notre population. Nous ne nous soucions pas de nos concitoyens. Cela veut dire que l’employeur expatrié qui exerce sur le territoire national ne respecte pas les règles de l’art en ce qui concerne l’emploi et la sécurité sociale des Camerounais. Vous arrivez un beau matin, on va met à la porte. Ni l’inspection du travail, ni le service de délégué du personnel dans le service auquel vous appartenez, personne ne prend part. Personne ne considère qu’il s’agisse d’un licenciement abusif et qu’est ce que la loi a prévu par rapport au licenciement abusif. Voilà l’état dans lequel nous fonctionnons. C’est pour cela que nous le PRP, voulons redonner le pouvoir au peuple camerounais. Et donc, pour sortir de cette crise, il faut tout simplement, un dialogue républicain. C’est la clé fondamentale pour la sortie de cette crise. C’est-à-dire qu’il faut convoquer les leaders politiques, religieux, les chefs traditionnels, ensemble avec les membres du gouvernement qu’on s’assaille autour d’un table et qu’on se regarde dans les yeux, et qu’on se dise qu’est ce qui n’a pas marché.
Le gouvernement est considéré pour moi comme un parent et le peuple son fils. Il faut que le gouvernement soit franc avec son peuple pour la sortie de cette crise.
AIN : A une période critique du Cameroun, le PRP désigne un candidat jeune pour affronter les barrons de la politique camerounais, quels sont les armes de Nsoum Silas ? Qui se cache derrière lui ?
Je vous répondrai tout simplement que les armes de PRP et non de Nsoum Silas. Parce que le parti politique est tout d’abord une association. Il peut donc bénéficier des cotisations de ses membres, des dons venant non pas de l’extérieur, mais dans le territoire national. Nsoum Silas, qui est porté à la tête du PRP par les militants, n’a autre soutien que le peuple Camerounais. C’est vous mon financement. C’est vous mon soutien. C’est vous mon argent. Qui veut peut. Chaque génération a son histoire et son passé. Tout ce que je peux vous dire c’est que ne vous laissez pas voler cette élection.
AIN : Qu’est cela vous fait que le président Biya ait déposé sa candidature ? qu’est ce que cela vous dit d’affronter celui qui a répondu à l’ « Appel du peuple » ?
Nous sommes en république, nous sommes en démocratie. Nous avons une loi fondamentale qu’est la constitution qui défini les règle de jeu. Tout camerounais est libre de postuler à cette élection parcequ’il s’agit de la République. Le président actuel est notre président à tous, il revient de son droit en qualité de citoyen Camerounais de postuler à une élection pour l’amélioration des conditions de vie des concitoyens. Donc pour le PRP en mon nom propre bien sûr, je ne trouve pas de terrain glissant, ni de compétition lorsque nous parlons de république. Le choix revient au peuple. Je dis mettons de côté les 35 dernières années. Chaque génération à son histoire et son passé. Le choix revient au peuple.



