Cameroun- XIIIème édition de la journée internationale des veuves – La Minproff et le maire de Yaoundé 3 réconfortent près de 1000 femmes

Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la promotion de la femme et de la famille et Lucas Owona, maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 3 ont présidé ce 23 juin la cérémonie marquante la 13e édition de la journée internationale des veuves.
« Autonomisation psychologique et économique de la veuve enjeux et défis. » C’est le thème retenu par les Nations Unies pour célébrer ce 23 juin 2023, la journée internationale des veuves. Au Cameroun, plusieurs manifestations ont eu lieux sur le territoire national.
L’une des plus significatives est celle présidée par la ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, sous l’impulsion du maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 3, Lucas Owona, qui a rassemblé plus de 1000 veuves issues des 7 arrondissements que comptent la cite capitale. Dans son discours de circonstance, le maire de Yaoundé 3 a indiqué que, « C’est la deuxième fois que nous accueillons cet évènement. Nous avons pris cet engagement depuis 1 an. Pendant toute notre mandature, nous allons toujours célébrer la veuve. L’année passée nous étions a 250 veuves, cette fois-ci, nous sommes a presque 1000 femmes, c’est sûr que l’année prochaine ça va doubler. Je profite donc pour lancer un appel, a tous les organismes de bienfaisances de nous aider, pour l’édition de 2024. Par rapport au thème de cette année, la mairie a fait l’effort de faire un don de 500 chaises aux veuves de notre arrondissement et de financer leurs petits problèmes de tous les jours, nous comptons faire plus, mais pour cela nous comptons sur l’appui des partenaires. », Confie Lucas Owona.
De nombreuses veuves dans notre société sont toujours victimes de maltraitance de la part de leur belle famille. Cela se traduit par des plusieurs attaques et privation de tous droits inhérents a ces dernières. C’est dans cette optique que le thème de cette année porte sur un volet psycho-social, qui sont traumatisées des maux qui sont compris par le gouvernement qui pour défendre ces veuves a ratifié plusieurs conventions, mais aussi mènent des actions de terrain concret pour éradiquer cela dans nos mœurs et rendre ces veuves autonomes, « pour ce qui est de leur encadrement psychologique, nous avons suivi ce que les autorités sanitaires font en ce qui concerne la veuve, qui ne doit pas s’apitoyer sur son sort. En ce qui concerne l’autonomisation économique, l’Etat met ce qui est à leur disposition proportionnellement au budget qui est alloué au Minproff. Mais, le plus important c’est d’apprendre, de permettre à ces femmes de s’autonomiser, à les initier au montage de projets et à leur porter un appui susceptible de leur permettre de s’engager dans les activités génératrices de revenues. C’est ainsi, que ces veuves suivent des formations dans nos centres de promotion de la femme et de la famille, de manière ponctuelle, elles peuvent avoir un appui financier du ministère. Et, le genre d’activité de ce jour, c’est un appui qui permet à ces veuves de résoudre des problèmes alimentaires. Nous apprécions l’initiative de la commune d’arrondissement de Yaoundé 3, mais, nous avons tenu à ce que les autres arrondissements participent aussi, raison pour laquelle 7 communes du Mfoundi sont présentes. », indique la Minproff .
Soulignons que cette cérémonie s’est clôturée par la remise du paquet minimum a plus de 1000 veuves issus des 7 communes d’arrondissement du Mfoundi, constitué essentiellement de denrées alimentaires, un geste salué à sa juste valeur par Onguene Cécile, présidente de l’association des veuves de Yaoundé 3, « C’est un sentiment de joie, parce que la veuve ressens une chaleur et plus elle est valorisé avec tous les conseils que le minsante, le maire, la ministre nous ont donné. Les ambitions de l’association ont permis de créer des centres de femmes et 600 veuves ont été formées aux petits métiers. Grace à ces activités, la veuve peut résoudre ces problèmes du quotidien. », A-t-elle indiqué.
En rappel, c’est depuis 2010 et grâce au combat mené par la première dame gabonaise de l’époque, que les Nations Unies ont adopté en décembre de cette année-là la résolution qui vise à consacrer une journée pour se pencher sur le cas des veuves.
Myriane DJAMEGNE



