
Les premiers matériaux préfabriqués devant servir au montage du stade d’Olembé à Yaoundé, sont arrivés au port de Douala, il y a quelques jours.
Au cours d’un point de presse en août dernier, Marc Debandt, le directeur du projet du stade d’Olembé, a rassuré que l’infrastructure sera prête pour la dernière inspection de la Confédération africaine de football. Le rêve se rapproche chaque jour de la réalité. Vu que la compétition se jouera désormais en juin 2019 au lieu de janvier, nul doute que les délais seront tenus. Les préfabriqués tant annoncés ont accosté le port de Douala, il y a moins de 5 jours. 3473 poteaux, 3998 gradins, 1218 poutres, 4319 dalles sont actuellement sur la route de Yaoundé et dont la destination finale est le stade qui portera le nom de l’actuel chef de l’Etat camerounais, Paul Biya. Selon Stephane Esso Madi, cadre au ministère des Sports et de l’Éducation physique, en charge des infrastructures, « les procédures de dédouanement et toutes les facilités que le gouvernement a bien voulu mettre en place ont permis que ces éléments soient déjà sortis du Port ». Le matériel prévu d’atteindre sa destination finale, au plus tard ce samedi 9 décembre 2017, n’est qu’à sa première phase. Une quantité plus importante va être fabriquée dans le pays. Au total, c’est près de 50 000 tonnes de matériaux préfabriqués qui doivent être déposés sur le chantier d’Olembé à Yaoundé. A ce propos, il faut noter que selon Piccini, l’entreprise en charge des travaux, va installer une chaîne de montage de ces matériaux dans la ville, pour soutenir la production des éléments préfabriqués complémentaires.
Quant au chronogramme des travaux, Marc Debandt indiquait que « les fondations du stade vont finir autour de la fin d’année et là on va faire le montage des structures. Ça va commencer au mois d’octobre jusqu’en mars. Après, il y a les toitures qui vont commencer au début de l’année et vont durer jusqu’en juillet. Et à partir de ce moment-là, déjà au début de l’année, mais en différentes phases, il y a la finition et l’installation des infrastructures mécaniques qui vont durer jusqu’à la fin de 2018. » « Mais, les choses prioritaires seront prêtes pour la dernière inspection de la CAF » rassure t-il.
La seule garantie est que l’entreprise italienne en charge de réaliser ce chef d’œuvre a déjà des stades similaires, notamment celui de Rome, en seize mois.



