Chantiers de la Can 2019 : Qu’est ce qui coince à Garoua ?

L’entreprise Moto engil annonçait il y a quelques mois que tous les chantiers à elle attribuer devraient être livrés au plus tard à la fin du mois de décembre 2018. Rendu au 19 décembre, tout porte à croire que la promesse ne sera pas tenu. Pour cause..
Les marchés attribués à l’entreprise portugaise Mota Engil dans le cadre des travaux d’infrastructures relatives à la Can total 2019 préalablement attribué au Cameroun ; comptent, la réhabilitation et l’extension du stade Roumdé- Adjia de Garoua, la construction de son annexe et la construction d’un hôtel 4 Etoiles de 70 chambres toujours à Garoua. Pour faire face à ces différents défis, l’ entreprise entreprend de maximiser ses chances.
Peau de bananes
Mota Engil fait face à des blocages que rien n’explique. Toute chose qui a freiné considérablement l’avancée des travaux.
Pour preuve, alors que certains n’ont point besoin d’une Attestation de prise en charge ( un document qui permet de retirer des marchandises au port), Mota Engil passe presque deux mois pour entrer en possession du précieux sésame. Pourtant un document qu’obtiennent les propriétaires de containers, en l’espace de 05 ou 06 jours.
Jaloux de sa parôle, le directeur général de Mota Engil Africa, recourt en septembre et octobre derniers, à des avions cargos depuis le Portugal. Il s’agit de faire parvenir ses matériaux de construction à Garoua pour faire avancé les travaux. Les derniers avions ayant foulé le sol Camerounais au compte de Mota Engil, ont attéri à l’aéroport de Nsimalen pour le premier et directement à Garoua pour le second.
D’ailleurs, une réunion en vue de la levée des obstacles liés au dédouanement des conteneurs de Mota Engil Africa, a eu lieu mercredi 12 décembre 2018, dans le bureau du Ministre SG/PM, en présence du directeur Général des Douanes, du Directeur Général de l’Économie de la programmation des investissements publics (MINEPAT), et des responsables de Mota Engil qui se sont plaint à tous les niveaux de ce blocage.
Un autre caillou dans la chaussure
La société française d’exploitation de gravier, « Chaux Roca ». Basée à Figuil (région du Nord Cameroun), est l’entreprise qui est sous contrat avec Mota Engil pour la livraison du gravier. Celle-ci aussi en cours de contrat, a décidé de fermer ses carrières pour un mois. Ceci, sans un préavis à l’endroit de Mota Engil, Pierre Rocaglia le Directeur général de Chaux Roca n’a pas cru devoir s’expliquer sur cette violation de contrat. Rappelons que la carrière de Roca fournissait surtout le gravier 6/10 qui servait pour la seconde couche de la pelouse du stade. Alors que les accords prévoyaient une livraison totale avant la fin du mois de Septembre, M. Rocaglia est allé en Europe et a fermé la carrière. Malgré la pression mise par le Gouverneur du Nord et en dépis des appels de M. Ayem, le Conseiller Technique du SGPR, M. Rocaglia a trouvé pilles excuses pour ne pas rouvrir la carrière. Certaines langues approchées à Garoua indiquent que chaque fois qu’il va en congé, il ferme sa carrière. Tenu par la volonté de respecter ses engagements, Mota Engil a dû acheter le gravier depuis Ngaoundéré (région de l’Adamaoua) et Yaoundé (les camions partaient de ces deux villes pour Garoua). Une injustice qui a provoqué un retard de près de deux mois dans les travaux de construction des infrastructures sportives et hôtelières dédiées à la Can 2019 que devait initialement organiser le Cameroun. Bien plus, la tonne de gravier est revenue plus chère à Mota Engil : Au lieu de 26 mille francs, ils se sont retrouvé à payer parfois 58 mille (il faut y adjoindre d’autres dépenses liées aux itinéraires conduisant à Garoua).
Nouvelle date, nouveau delai
En dépit de multiples obstacles, complots, blocages et méprises, les travaux confiés au Portugais Mota Engil, avancent, et seraient livrés en février 2019.
Pour preuve, le gros œuvre est terminé (hôtel et stades) ; la plomberie est terminée ; les systèmes d’arrosage spont fonctionnels, le gazon a déjà été semé, on prépare déjà les structure de fixation des sièges, le système d’éclairage du stade (lampadaires) est en cours d’installation, les échafaudages pour l’installation de la toiture métallique sont prêts depuis 6 semaines et attendent seulement les conteneurs qui se trouvent encore au port… à l’hôtel, les chambres témoins donnent déjà une idée du standing à venir de l’hôtel. On a commencé la pose du Viroc qui sert de revêtement extérieur, seulement la plus grande partie de cet équipement se trouve au port de Douala. Les travaux de second œuvre sont en cours
A travers toutes ces peaux de bananes jetées sur les travaux du constructeur portugais, il est important de s’interroger sur les véritables intensions de celui qui se cache derrière tout ces coups fourrés.


