Sport

Crise à Éclair Filles de Sa’a : la famille fondatrice accuse un dirigeant

Un club historique menacé de forfait

L’Éclair Football Filles de Sa’a, pilier du football féminin camerounais, traverse une crise administrative aiguë qui compromet sa participation à la saison en cours. Dans un communiqué officiel, les héritiers de feu Sa Majesté Mvogo Engolo Jean-Léonard, fondateur du club, désignent Christian Onana comme le principal responsable des blocages paralysant l’institution.

Des irrégularités administratives pointées du doigt

Selon la famille fondatrice, une série de dysfonctionnements empêche le club de constituer un effectif régulier. Elle évoque des licences non conformes et un nombre insuffisant de joueuses enregistrées, avec seulement quatorze dossiers, tous incomplets. De plus, plusieurs footballeuses assidues aux entraînements auraient été exclues sans justification valable. Pour les héritiers Mvogo Engolo, ces anomalies ne seraient pas fortuites, mais relèveraient d’une stratégie délibérée visant à asphyxier le club.

Contrairement à certaines allégations circulant dans le milieu sportif, la famille a explicitement dédouané la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) de toute responsabilité dans cette impasse. Elle indique que le Comité Provisoire de Gestion (CPG) aurait au contraire proposé des solutions transitoires pour régulariser la situation, propositions qui auraient été systématiquement rejetées. Cette obstruction est qualifiée de « choix volontaire de blocage », une responsabilité imputée à Christian Onana.

La défense de la famille fondatrice et un appel urgent

Face aux rumeurs d’ingérence, la famille a tenu à préciser sa position, niant avoir évincé qui que ce soit de la gestion du club. Elle revendique cependant un droit de regard légitime sur l’avenir d’une institution créée par leur patriarche, considérée comme un héritage familial.

Dans une tentative de sauver la saison sportive, les héritiers ont lancé un appel direct à l’entraîneur Koloko et aux joueuses de l’effectif. Ils les exhortent à contacter rapidement le CPG pour régulariser leur situation administrative et ainsi préserver leur carrière. Cet avertissement souligne le risque que les athlètes paient le prix fort de ce conflit de gouvernance, voyant leurs ambitions sportives anéanties par des querelles extra-sportives.

Avec le début du championnat qui approche, l’Éclair Filles de Sa’a se trouve dans une situation critique. L’absence de résolution rapide de ce différend pourrait non seulement signifier le forfait du club pour la saison, mais aussi porter un coup sévère à l’écosystème du football féminin au Cameroun, auquel cette formation historique a grandement contribué.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page