Désinformation et respect des droits humains – Les femmes de medias reçoivent une formation en ligne

Organisé le 7 juin 2022 sur la plateforme Zoom par l’association « Protège QV , les femmes de medias ont été édifiées sur le désinformation et le respect des droits humains.
C’est la seconde session de formation en ligne du genre qu’organise l’association « Protège QV » à l’endroit des femmes de medias. Celle qui a réuni ces professionnelles de la plume, de l’audio et de l’audio-visuelle en ligne avait pour thème « La désinformation et le respect des droits humains ».
Ainsi, la formation qui a réunie plus d’une douzaine de femmes de medias sur la plateforme Zoom était segmentée en plusieurs modules et pilotée par Lionel Amahata Kiabega. Pour ce dernier, les journalistes étant au cœur de la politique mondiale et en fonction d’une idéologie ou une ligne éditoriale peuvent structurer le comportement des Etats. Aussi, a l’heure où le Cameroun fait face à une montée des discours haineux et tribalistes sur les réseaux sociaux, mais aussi, une multiplication des fausses nouvelles, il est judicieux de mener une analyse sur le lein entre la désinformation et le respect des droits humains. Selon les circonstances, l’information peut être utilisé dans un but malveillant, elle peut ainsi être source d’empathie, de chaos, de tensions, d’union ou encore de joie.
En quatre modules, les femmes de medias ont été édifiées sur la clarification de certains concepts nécessaires. De la présentation faite par Lionelle Tchimgoua, les expressions telles que désinformation, mesinformation, information malveillante ont été expliquées. Dans le second module, qui portait sur le lien entre la désinformation, liberté d’expression et vie privée, Avis Momeni, acteur en plaidoyer pour les droits digitaux a porté une analyse. Pour lui, les droits de l’homme et les libertés fondamentales constituent l’un des fondements essentiels de toute société démocratique. Ils représentent le patrimoine juridique commun de l’humanité compte tenu de leur universalisme. Nous avons ainsi retenu que, dans le régime juridique des libertés physiques et des libertés intellectuelles, la liberté d’opinion s’exprime à travers la liberté d’expression et le respect de la vie privée. Aussi, plusieurs textes régionaux et internationaux régissent la liberté d’expression et la vie privée.
Le troisième module animé par Arouna Pountougnigni a été axé sur le Fact-Checking comme moyen de lutte contre la désinformation au Cameroun. En gros, l’on a été édifié sur les mécanismes et logiciels qui permettent de reconnaitre une image, photos erronées de celle réelle. De reconnaitre et identifier une information fausse de celle réelle. A sa suite, Serge Daho a analysé les lois et règlements sous le prisme du respect des droits humains. Il a présenté ensuite présenté le LEXOTA comme un outil en ligne qui permet l’analyse des lois et règlements nationaux sur la désinformation au regard du respect des droits humains ; outils qui interpelle différents acteurs notamment les défenseurs des droits de l’homme, la société civile, les universitaires, les chercheurs et les hommes de loi, a s’y inspirer pour être attentif et faire de la veille sur le respect des droits humains face à d’autres lois et règlements relatifs à la désinformation. A cet égard, les participantes ont eu droit à un exercice de cas pratique de l’analyse d’un segment du code pénal et de la loi sur la cyber sécurité et cybercriminalité au Cameroun.
En rappel, de ce que l’on a retenu, le LEXOTA (https://lexota.org) est un outil permettant d’actualiser les évolutions ou les améliorations de la règlementation en matière du respect des droits humains relatifs à la désinformation.
MYRIAM DJAMEN



