Élection MISS INTÉGRATION RÉGIONALE 2022 : Une camerounaise sur la plus haute marche du podium

Élection MISS INTÉGRATION RÉGIONALE 2022 : Une camerounaise sur la plus haute marche du podium 3

Élection MISS INTÉGRATION RÉGIONALE 2022 : Une camerounaise sur la plus haute marche du podium

Carelle NTOLO a su se démarquer pour décrocher la couronne de MISS INTÉGRATION 2022, l’une des grandes articulations de la Foire Transfrontalière d’Afrique Centrale ( FOTRAC ) édition 2022. C’était le 05 Août dernier, à l’hôtel « Immatriculada » d’Ebebiyin en Guinée Équatoriale.

La beauté des femmes africaines était au rendez-vous. Centrafricaines, Équato-guinéennes, Camerounaises, Congolaises, Tchadiennes et Sénégalaises, 12 au total ont été sélectionnées pour la compétition finale de MISS INTÉGRATION régionale. Cet évènement qui a connu deux grandes articulations, notamment, le défilé de mode (traditionnel, en tenue de ville, en tenue de plage et la tenue de fête), et la seconde articulation qui reposait sur le projet de chaque candidate, a accouché d’une nouvelle Miss. Au milieu de ces beautés africaines qui ont pris part à la dite élection, Carelle NTOLO s’est démarquée face à ses concurrentes. La nouvelle Miss Intégration Carelle Ntolo, a exprimé ses sentiments: «j’y ai cru jusqu’à la dernière minute, je ne me suis pas découragée. J’ai travaillé pour mon élection « Miss intégration ». Pour cette première édition, c’est une réussite parce que j’ai gagné le titre… » dit elle avant de rajouter, « Je suis fière de rentrer avec ce titre au pays et je le partage d’ailleurs avec les Camerounais. Pour ce qui est de mon projet, je fais dans la valorisation de l’identité africaine. Vous avez remarqué que ma tenue de soirée est africaine, donc j’aime tout ce qui est africain. Sur mes pages Facebook, je fais la valorisation de l’identité africaine», a-t-elle expliqué.

Carelle NTOLO, arbore son écharpe de MISS INTÉGRATION
Carelle NTOLO, arbore son écharpe de MISS INTÉGRATION

Carelle NTOLO est secondée par la première dauphine Sylvia Mauricette BOCKET (Centrafricaine) et la deuxième dauphine Adoumbeye Bibiane (Tchadienne). Elles ont reçu des enveloppes allant de 100 000 FCFA à 250 000 FCFA.
Pour la Centrafricaine, Viviane, troisième dauphine Miss intégration régonale. «Je suis émue pour cette élection. J’encourage les filles de la Cemac et de la CEEAC à participer à cette élection miss. C’est une initiative louable, elle se fait sans distinction. Elle amène les filles à mieux s’émanciper, à se connaitre, à tisser un réseau d’entrepreneur dans tous les secteurs d’activités. Pour ce qui est de mon projet, je m’intéresse beaucoup plus aux activités agropastorales», déclare cette dernière.
Ces nouvelles icones de la beauté et des valeurs africaines, ont donc pour mission, la promotion de l’ intégration sous régionale et sont ambassadrices de paix. La présidente de la FOTRAC, Danielle NLATE, a souhaité de tout son cœur autonomiser les femmes. Elle voudrait les voir davantage s’impliquer dans la thématique d’intégration sous régionale. Pour ce faire, elle a invité les jeunes filles à s’inscrire dans cette démarche. D’où le concept de «Miss intégration régionale ambassadrice de paix», l’une des innovations de cette 13è édition de la FOTRAC. Il s’agit «de célébrer les filles et de leur transmettre notre savoir-faire. Nous pensons que l’intégration c’est aussi la culture et la découverte de la beauté africaine dans toute sa splendeur», a expliqué la présidente de la FOTRAC. Danielle NLATE s’est dite satisfaite pour l’organisation de la cérémonie y relative qui a eu du succès en Guinée Équatoriale grâce au soutien du couple présidentiel Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et son épouse Constancia Mangue de Obiang.

Grande conférence sur la paix en Afrique

Il faut souligner que, la 13ème édition de la FOTRAC tenue du 28 juillet au 06 Août 2022, a connu d’autres articulations enrichissantes. Notamment, la grande conférence sur la paix en Afrique.
« Paix et sécurité en Afrique », c’est le thème de la grande conférence très courue organisée au Palais de Congrès d’Ebebiyin le 4 août 2022. Conférence qui a rassemblé les réseaux des femmes actives du Cameroun, du Tchad, de la RCA, de la RDC, du Sénégal et de la Guinée Équatoriale pour qu’elles s’impliquent dans la prévention des conflits sur le continent. Une Conférence au cours de laquelle le rôle de chaque intervenant était d’inciter les femmes à jouer leur rôle dans la prévention des crises sécuritaires. C’est d’ailleurs ce qui justifie la thématique de cette édition de la FOTRAC: «Intégration régionale et la Zlecaf: résilience des acteurs du développement socio-économique en Afrique face aux crises sécuritaires et à la pandémie covid-19».
« Paix et sécurité en Afrique », c’est le thème de la grande conférence très courue organisée au Palais de Congrès d’Ebebiyin le 4 août 2022. Conférence qui a rassemblé les réseaux des femmes actives du Cameroun, du Tchad, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal et de la Guinée Équatoriale pour qu’elles s’impliquent dans la prévention des conflits sur le continent. Une Conférence au cours de laquelle le rôle de chaque intervenant était d’inciter les femmes à jouer leur rôle dans la prévention des crises sécuritaires. C’est d’ailleurs ce qui justifie la thématique de cette édition de la FOTRAC: «Intégration régionale et la Zlecaf: résilience des acteurs du développement socio-économique en Afrique face aux crises sécuritaires et à la pandémie covid-19».

Dans un contexte jalonné de crises multiples au sein des familles, des sociétés et entre les États, les femmes sont invitées à plus de responsabilité. Elles ont pour devoir de jouer le rôle de médiation pour éviter tout enlisement des conflits. «Alors, si parfois notre rôle est sapé voire méconnu dans la société, il faut noter que nous devons continuer le travail de médiation autour de nous. Cela dit, nous faisons la médiation au quotidien dans nos villes, dans nos quartiers et dans nos ménages», fait savoir Danielle NLATE à nos confrères d’Intégration. Selon la promotrice de la FOTRAC et présidente du Réseau des femmes actives d’Afrique centrale (REFAC), pour instaurer la paix, tout commence à la base. Elle a expliqué que «la construction et la stabilité d’une paix durable dans nos familles débutent par l’éducation des enfants». Au niveau des conflits armés, les femmes reléguées au second plan, apportent du soutien aux forces de l’ordre au front, encadrent les enfants. «Ce qui fait que la femme est de plus en plus impliquée dans les conflits qui l’entourent. Aujourd’hui, nous voyons les femmes au-devant de la scène dans le processus de pacification des pays. Elles éduquent et appellent les hommes à un sursaut d’humanisme, une tâche que les femmes doivent poursuivre pour une Afrique stable et prospère », souhaite la présidente du Refac.

Selon Robert MABALA, le développement de l’Afrique en général et de l’Afrique centrale en particulier passe inéluctablement par l’intégration de nos États. «Les acteurs du développement que vous êtes, que nous sommes, devons-nous soutenir pour l’intégration régionale. Nous devons aussi nous appuyer sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), sur les mécanismes permettant de réduire beaucoup de frais dans notre commerce», déclare le président de la Coalition des organisations des sociétés civiles pour la paix et la prévention des conflits (Copac). L’Afrique en général et l’Afrique centrale en particulier connaissent des conflits de diverses natures. «Pour cela, nous de la société civile avons un rôle à jouer. Durant trois ans, on a réfléchi pour qu’il y ait la paix et la sécurité dans notre sous-région. Et ces réflexions ont abouti à la mise en place de la coalition des organisations de la société civile, pour la paix, pour la gestion des conflits en Afrique centrale. Le moyen pour parvenir à cette paix, c’est la médiation. Et ce rôle revient aux femmes. D’où l’urgence d’organiser des séminaires sur la médiation», poursuit-il. Une idée soutenue par le Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca). «Notre souhait est que la paix puisse régner dans notre sous-région, que les pays entretiennent des relations cordiales et que les peuples, à travers une intégration renforcée, puissent échanger, discuter et régler les conflits», conclut Narcisse Madjiyore Dongar, responsable à l’Unoca.Élection MISS INTÉGRATION RÉGIONALE 2022 : Une camerounaise sur la plus haute marche du podium 6

Abena Jonas
Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]