Emploi jeunes en Afrique : Les gouverneurs de l’Acbf examinent le dossier

La 27e session annuelle du Conseil des Gouverneurs (BoG) de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (Acbf), tenue, il y a quelques jours à Yaoundé, a donné l’ occasion de tâter le poûle de l’ emploi des jeunes africain. Les travaux ont débuté en présence du Ministre Alamine Ousmane Mey, ministre de l’ économie de la planification et de l’aménagement du territoire.
Placée sous le thème « emploi des jeunes en Afrique : cibler le renforcement des compétences essentielles», le forum de haut niveau tenu, les 19 et 20 juillet dernier dans la cité capitale, en marge de la session 2018 de la 27e session annuelle du conseil des Gouverneurs (BoG) dans le but de lutter efficacement contre le chômage des jeunes en Afrique. Ce forum de haut niveau organisé par l’Acbf tombe à point quand on sait que « l’avenir de l’Afrique est clairement entre les mains de sa jeunesse ». Car, l’Afrique compte près de 200 millions de personnes âgées de 15 à 24 ans et dispose de la population la plus jeune du monde et, « ce chiffre doublera à l’horizon 2045 » fait remarquer le secrétaire exécutif de la fondation, Pr. Emmanuel Nnadozie. Il relève que les jeunes d’Afrique rencontrent de nombreuses difficultés en ce qui concerne leur intégration dans le marché de l’emploi et la recherche des emplois décents et productifs, la majorité de ces chômeurs ayant moins de 25 ans. Les chiffres sont effroyables et démontrent largement que le chômage des jeunes en Afrique est à prendre au sérieux. « 60% des chômeurs africains sont jeunes et leurs taux de chômage sont deux fois plus élevés que ceux des adultes dans la plupart des pays (12,8% contre 6,5% en Afrique Subsaharienne et 27,1% contre 7% en Afrique du Nord ».
D’après une étude menée par l’Acbf, il en ressort que le manque de création d’emplois, la vulnérabilité des jeunes travailleurs, face aux licenciements lorsque la croissance économique s’affaiblit, les coûts de la main-d’œuvre élevés ou les attentes salariales irréalistes des jeunes, la discrimination, le manque d’accès à l’enseignement fondamental et les politiques qui découragent le travail sont des obstacles à l’emploi des jeunes.
L’Acbf propose de ce fait, des voies de sortie de chômage des jeunes, en estimant que « le fait de doter les jeunes des compétences pertinentes requises sur le continent permettra de tirer parti de ce dividende démographique, non seulement pour créer des emplois en leur faveur, mais aussi pour réaliser la transformation socioéconomique accélérée dont le continent a tant besoin, comme le préconisent les Agendas 2063 et 2030 ».
Pour ce faire, l’Acbf s’est fixée trois objectifs spécifiques à savoir : Partager les expériences et les connaissances sur les différentes stratégies et innovations de lutte contre le chômage des jeunes, en mettant en exergue les bonnes pratiques et les leçons apprises ; mettre en évidence les compétences et capacités essentielles nécessaires pour résoudre les problèmes de chômage des jeunes et formuler des recommandations pratiques et des solutions innovantes sur la manière dont les pays africains peuvent mieux développer les compétences essentielles nécessaires pour lutter contre le chômage des jeunes.



