Enseignement supérieur : L’UYII, en voie de réajuster son développement stratégique et scientifique

La commission de planification universitaire et développement de ladite institution supérieure s’est penchée sur la question. La réunion présidée le 21 septembre dernier au sein du campus a été conduite par le recteur, le Professeur Adolphe Minkoa Shé.
« L’accès à la formation à l’Université de Yaoundé II à l’aune des exigences de la stratégie sectorielle de l’éducation au Cameroun (2013-2020), et des agendas ODD4 Education 2030 et 2063 de l’Union Africaine » est le thème retenu pour ladite assise. Il s’agit là de trouver les solutions devant réajusté sur les questions relatives au contrôle, au flux des étudiants, aux infrastructures et équipements, au rendement interne des établissements, à l’adéquation formation – emploi, au rendement des diplômés de l’Université et à la valorisation de la formation universitaire. Tout ceci ne saura se métamorphoser sans le suivi de la stratégie sectorielle de l’éducation. Ce dernier projet vise l’éducation et la formation orienté sur trois axes à l’instar de l’accès et l’équité, la qualité et la pertinence et enfin la gouvernance et le pilotage. « Nous sommes là pour faire l’état des lieux déterminer les stratégies à mettre en œuvre pour améliorer l’accueil dans nos universités mais aussi et surtout pour améliorer le rendement à la fois interne et externe de notre université. Il ne s’agit pas de former pour le plaisir de former, nous formons pour que nous ayons des gens qui puissent exercer des métiers qui soient employables » a précisé le Recteur de Yaoundé II, le professeur Adolphe Minkoa Shé.
Pour une meilleure atteinte des objectifs assignés, l’Université de Yaoundé II doit se pencher sur la mise en œuvre de collectes des données pour ainsi assurer le plan de développement. «(…) Il y’a des outils qui sont nécessaire pour pouvoir mieux asseoir le plan de développement c’est-à-dire faire le diagnostic du secteur. Pour faire le diagnostic, il faut avoir les données relative à la vie universitaire – les données sur les enseignants, sur les étudiants, sur les programmes de formation et les filières de formation, sur les infrastructures, sur le personnel et les données sur la recherche universitaire – » a expliqué le Professeur Yves Emvudu, Chef de division des études prospectives et statistiques au Ministère de l’enseignement supérieur. A lui d’ajouter, « pour asseoir une bonne politique de collecte, le gouvernement à travers le programme d’appui et les partenaires aux développements tels que l’UNESCO va permettre à l’enseignement supérieur de développer un outil de collecte qui, si les données sont bien collectées, elles permettront à toutes nos institutions universitaires (…) de pouvoir renseigner tous les indicateurs de différents programmes du ministère, les indicateurs des objectifs du développement durable, les indicateurs de la stratégie du secteur de l’éducation ». Selon lui, les institutions universitaires nationales sont des faiblesses au niveau de collectes des données. Pourtant, ce manque d’outils met en péril l’épanouissement des étudiants sous un autre angle.
L’heure est maintenant vers un relooking de la stratégie pour pourvoir asseoir un développement adéquat au sein du campus. « (…) nous devrions réajuster nos stratégies en matière de planification, en matière de développement de l’Université » a indiqué le Recteur. Au moment où la rédaction de l’Afrikinfo.net quittait le lieu, aucune recommandation n’a été faite par le patron de ladite université.



