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Formation des futurs jeunes filles leaders – L’Unicef veut jouer sa partition aux côtés du Cameroun

C’est en ce sens que la ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa a reçu le 6 octobre 2023 en audience a Yaoundé, Nadine Perrault, représentante de l’UNICEF au Cameroun.

Afin de réduire les inégalités qui se dressent dans divers secteurs professionnelles, et sociaux entre les hommes et les femmes, il est de bon ton que les dirigeants puissent combiner des efforts dans le but de créer un équilibre de genre entre les deux sexes. Pour y parvenir, la ministre de la promotion de la femme et de la famille (Minproff) du Cameroun, Marie Thérèse Abena Ondoa en collaboration avec l’UNICEF et les partenaires au développement envisagent un monde où les filles auront des facilités à développer leurs aptitudes, ceci dans l’optique de faire des choix déterminant pour leur avenir.

Ainsi, au cours des échanges entre la Minproff et son hôte, il a été question de passer en revue les griefs qui entravent le développement de la jeune fille et, ensemble trouver des solutions idoines à leur épanouissement. L’on retient donc au sortir de cette audience que, les jeunes filles issues de trois régions a savoir : Buea, Bertoua et Maroua seront les premières a bénéficier de cette formation afin de devenir des leaders de demain. Pour mener à bien cette mission, L’UNICEF avec l’appui du gouvernement camerounais et précisément le Minproff entend lancer une activité de sensibilisation sur le terrain au sein des directions techniques des deux structures et mettre sur pieds des groupes participatifs qui auront pour but, de promouvoir la participation des adolescents pour garantir le futur à travers le slogan « Investir dans les droits des filles : notre leadership notre bien-être. »

Contexte et justification

Cette initiative lancée par l’UNICEF en faveur de la formation des jeunes filles leaders de demain, de concert avec le Minproff, part du constat selon lequel, depuis plusieurs années, de nombreux fléaux entravent la réalisation des droits des adolescents. Entre autres faits marquants, nous pouvons citer, les feminicides (il est important de noter que depuis le début de l’année 2023, au moins 54 meurtres de femmes ont été recensées au Cameroun, avec une grande franche de jeunes adolescentes). Aussi dans le tableau sombre, les mariage forcés d’enfants qui affecte l’accès des filles à l’école secondaire et conduit à l’abandon scolaire ; le faible taux de scolarisation( selon le rapport d’analyse des données du recensement scolaire 2021-2022, le taux d’achèvement du primaire est de 75,1% en général et de 71,3% chez les filles) ; les grossesses chez les adolescentes( selon l’EDS en 2018, le pourcentage des adolescentes ayant déjà commencé leur vie féconde augmente rapidement avec l’âge, étant de 4% à 15 ans, 13% à 16 ans, 23% à 17 ans, 37% à 18 ans et enfin 49% parmi celles de 19ans) ; violences basées sur le genre( l’analyse des données de l’EDS 2018, indique que 39% des femmes de 15-49ans ont déclaré avoir subi des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans causés par une personne quelconque) ; violences sexuelles ( 13% des femmes de 15-49 ans ont déclaré avoir subi des actes de violence sexuelle de la part d’une personne quelconque. Parmi les femmes de 15 à 19 ans qui ont subi des violences sexuelles, 21,5% ont eu leur première expérience de violence sexuelle avant l’âge de 19 ans) ; et enfin le VIH/SIDA( les données indiquent une faible identification et mise sous traitement des enfants et adolescents vivant avec le VIH : 39,5% des enfants de moins de 15 ans et 45,4% des adolescents de 15-19 ans vivant avec le VIH attendus mis sous traitement ARV (AntiRetro viraux) au Cameroun contre 88% pour la population générale.

Myriane DJAMEGNE

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