Gabon- Projet de loi de finance 2019 : Jean Rémy Yama accuse Ali Bongo et son gouvernement

L’assemblée générale du syndicat de la dynamique unitaire, s’est tenue le 07 novembre dernier à Libreville (Gabon). Au cours de cet rencontre, Jean Rémy Yama, président dudit syndicat a manifesté son indignation, vis-à-vis du projet de loi de finance 2019.
« Ali Bongo Ondimba et son gouvernement ont décidé dans le projet de loi de finances 2019 de déclarer la guerre aux travailleurs en particulier, et au peuple gabonais en général. Ils s’acharnent sur nous pour nous « anéantir ». », déclare Jean Rémy Yama, président syndical de la dynamique unitaire. En effet, si ce dernier fait une tel déclaration à l’endroit du président gabonais et tout son gouvernement, c’est que Jean Rémy Yama estime qu’il y a un acharnement contre les travailleurs et la population.
Les agents publics
Selon Jean Rémy Yama, le projet de loi des finances de 2019, vise un prélèvement de tous les salaires bruts mensuels. Soit à partir de 1 000 000 de francs CFA seront prélevés, d’au moins 100 000 et ceux qui gagnent à partir de 2 000 000 perdront 400 000 par mois. Pour les autres salaires inférieurs à 1 000 000 francs CFA, ils subiront aussi des coupes avec le cadre de la loi de finances rectificative. Tous les agents publics à termes seront touchés. Dans le même projet de loi, il est prévu, la suppression des avancements par ancienneté et des régularisations des situations administratives, la suppression du paiement des rappels des soldes aux agents publics, la suppression de la prime de risque dans le secteur santé, le paiement généralisé des pensions provisoires aux retraités du secteur public, la baisse entre 50 et 100% de l’indemnité des services rendus tant dans le secteur public que dans les secteurs parapublic et privé.
Le peuple
En dehors des travailleurs, le président du syndicat de la dynamique unitaire, estime que ce projet de loi, est injuste vis-à-vis de la population. Selon lui, la population n’y est pour rien au regard de la dette de 22 milliards Fcfa engrangée par l’Etat gabonais envers la société Averda.
Pour rembourser cette dette, l’Etat aurait décidé de retenir des taxe de 7% sur les factures d’électricité. « Ça veut dire que le KWh va devenir plus cher. Au nom de quoi doit-on l’accepter ? » déclare Jean Rémy Yama. En plus de cela, se greffe, les axes sur les transactions électroniques (10% sur airtelmoney, mobicach, transactions bancaires etc-..), les taxes sur les sociétés dans le secteur pétrolier entrainant l’augmentation du prix du gaz, du carburant et des services.
Le dernier classement, Banque mondiale sur les pays les plus attractifs pour faire des affaires, classant, l’Afghanistan plus attractif que le Gabon, vient conforter les propos de Jean Rémy Yama. Selon lui, cette mauvaise performance est dû « à la pression fiscale et du banditisme de l’Etat qui n’honore pas ses engagements vis-à-vis des entreprises qui sont obligées de lui porter plainte auprès des tribunaux internationaux. ».



