
Gestion de l’or saisi au Cameroun : le MINMIDT défend une procédure encadrée et transparente
La gestion de l’or saisi par l’administration camerounaise continue d’alimenter débats et spéculations dans l’opinion publique. Face aux accusations et aux rumeurs persistantes, le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) a décidé de lever le voile sur les mécanismes qui encadrent la restitution de ces ressources, mettant en avant une approche fondée sur le respect strict des textes en vigueur.
Sous l’autorité du ministre Fuh Calistus Gentry, le département ministériel affirme avoir engagé une nouvelle dynamique de gouvernance, axée sur la rigueur administrative et la transparence. Une orientation qui vise à répondre aux critiques récurrentes adressées au secteur minier, souvent perçu comme peu lisible et vulnérable aux pratiques informelles.
Selon les explications fournies par le MINMIDT, la rétrocession de l’or saisi n’est jamais automatique. Chaque cas est traité dans le cadre d’une procédure clairement définie par le Code minier et le Code des douanes. Après la saisie, une commission interministérielle est mise en place afin d’assurer une évaluation indépendante et concertée de l’or concerné.
Cette commission réunit des représentants du MINMIDT, du Ministère des Finances (MINFI), de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) ainsi que du Ministère de la Défense (MINDEF). Sa mission consiste à expertiser le métal précieux, à en déterminer la valeur marchande et à calculer les droits, taxes, amendes et pénalités exigibles conformément à la réglementation.
La restitution de l’or ne peut intervenir qu’après le règlement intégral de ces obligations financières par l’ayant droit. L’opération est ensuite formalisée par des actes administratifs et des procès-verbaux, destinés à garantir la traçabilité et la légalité du processus.
En rendant accessibles les documents liés à ces opérations, le ministère entend démontrer que la gestion des ressources minières peut s’inscrire dans une logique de redevabilité. Pour ses responsables, cette démarche vise non seulement à clarifier les procédures, mais aussi à renforcer la confiance des citoyens et des acteurs du secteur extractif.
À travers cette posture de transparence assumée, le MINMIDT ambitionne d’installer durablement de nouvelles pratiques de gouvernance. Un chantier de longue haleine qui pourrait contribuer à assainir le secteur minier camerounais et à en faire un levier plus crédible du développement économique national.



