Gestion des ressources du Bassin du Congo : Ngalle Bibehe transmet le témoin à son successeur
Les travaux de la 14ème session du comité ministériel de la commission internationale du Bassin du Congo-Oubangui-Sangha, s’est tenue, le 08 juin dernier à Yaoundé. Les représentants des pays constituants le bassin fluvial ont passé au crible la situation actuelle de la gestion transfrontalière des ressources en eau du bassin.
Après une mission bien remplie, le ministre des transports du Cameroun Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, qui assurait jusqu’ici la présidence de la commission internationale du Bassin du Congo-Oubangui-Sangha (Cicos), a transmis les affaires à l’ambassadeur de la République Centrafricaine Martial Beti Marasse. l’ambassadeur a désormais la lourde charge d’assurer la bonne gestion des ressources transfrontalières de l’eau dans le bassin du Congo, de la mise en place du plan d’action stratégique de gestion intégré des eaux, du renforcement des capacités opérationnelles des services hydrologiques nationaux ou encore de la gestion durable des pêches et la sécurité alimentaire.

En effet, considéré comme le plus grand bassin en Afrique et le deuxième dans le monde avec une superficie de 3 822 000 Km2, 10 pays partagent ses ressources. L’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, la RCA, la RDC, le Gabon, la Tanzanie, la Zambie et le Rwanda constitués d’une démographie estimée à près de 170 millions d’habitants, bénéficient des largesses qu’offre le bassin. Cependant, ces avantages ne sont pas assez exploités. D’où la Cicos.

Les ressources naturelles doivent plus que jamais être capitalisé. Ernest Massena Ngalle Bibehe, ancien président de la Cicos, par ailleurs, ministre des transports camerounais, en a conscience. « La Cicos a pour objectif de mettre ensemble des moyens efficaces pour une optimisation de ses ressources naturelles. Notamment en eau et en énergie. Nous sommes donc là aujourd’hui, pour voir dans quelles mesures nous pouvons améliorer des performances au niveau du secrétariat général. Car n’oublions pas, la Cicos, est un organe sous régional donc les orientations sont données pour favoriser la direction impliquée par leurs chefs d’Etats ».
Les travaux de la 14ème session du comité des ministres de la commission internationale du bassin du Congo Oubangui Sangha aura permis d’évaluer le niveau d’implémentation des orientations prescrites au cours des précédentes sessions.
Il ressort que selon la secrétaire permanente la Cicos rencontre quelques difficultés « Au premier rang, le faible taux de recouvrement des contributions des états au budget de l’institution, l’absence d’un bâtiment siège décrié depuis plus de 10 ans. Et puis des effectifs très limités du personnel du secrétariat général. » Il importe donc, aux Etats membres de la Cicos de se retrousser les manches.



