Gestion forestière – La Fecaprobois, Fao et l’Union Européenne pour une exploitation légale

Dans le but de susciter une collaboration de ces parties prenantes et construire des synergies pour une meilleure mise en œuvre du projet et une opérationnalisation de l’APV FLEGT au Cameroun les trois parties ont eu un atelier le jeudi 19 novembre 2020 à Yaoundé.
La lutte contre exploitation illégale du bois et le commerce illicite du bois sont des pratiques qui jusqu’à date impactent négativement l’économie du pays. Vu ces faits, le Cameroun en 2010 a signé un accord avec l’Union Européenne pour une application de la règlementation forestière ainsi que pour des échanges commerciaux. Malgré les efforts fournis par l’EU ainsi que le Cameroun, le constat sur le marché est alarmant. La majorité du bois présent sur le marché provient des sources inconnues, soit un impact sur les petites et moyennes entreprises dans le domaine artisanal de seconde transformation du bois.
C’est à cela que Leonard KETTIO Vice-président de la Fédération Camerounaise des associations et des Professionnels de la seconde transformation du Bois (Fecaprobois) déplore le fait que « Actuellement nous avons des difficultés en approvisionnement en bois, car le processus n’est pas très facile, malgré le financement de l’Union Européenne. Avec un cahier de charges bien défini, nous parvenons avec l’expérience que nous avons sur le terrain en tant qu’acteurs de la seconde transformation de bois au Cameroun, à lever à l’aide des petits leviers pour arriver un jour à pouvoir inonder le marché intérieur avec du bois de qualité et légal à coûts intéressants. En termes de préjudices, disons que la légalité du bois n’est pas très évidente parce que les essences sont très éloignées aujourd’hui. Le bois est très rare sur le marché, et lorsqu’on parle du bois illégal à notre niveau, c’est le bois vendu par des artisans camerounais qui les découpent à l’aide des tronçonneuses, n’ayant pas de moyens de logistique nécessaire pour pouvoir exploiter. C’est donc ce bois qui est appelé bois illégal. Et dans ce bois illégal, nous ne parvenons pas à avoir un bois de qualité car constitués de nœuds, des déchets, et du coup, l’industrie artisanal au Cameroun est biaisée ».
Pour Stephane Sourdin Attaché Equipe Agriculture et Environnement de la Délégation de l’Union Européenne, en revenant sur les réussites de la première phase du projet, a également évoqué la seconde phase du projet en indiquant que « Le premier projet sur le renforcement du dispositif d’approvisionnement en bois légal des artisans de la seconde transformation du bois au Cameroun a permis de faire des avancées dans le domaine du bois légal, puisqu’il y a eu une coopérative qui a été formée et permet aux 200 adhérents de la FECAPROBOIS de s’approvisionner en bois légal, ce qui est un succès pour la première phase… » et pour ce qui est du second projet la personnalité de l’Union Européenne indique que « le second projet à savoir le lancement du projet promouvoir le bois légal des forêts communautaires et industrielles dans le secteur de la seconde transformation du bois au Cameroun, il faut rappeler qu’il ne suffit pas d’avoir la coopérative, il faut qu’elle puisse fonctionner avec du bois légal. L’idée c’est de diversifier les approvisionnements en bois légal au Cameroun, et l’on sait que c’est difficile, ce qui doit faire l’objet d’un second projet. On est préoccupé de ce qu’on lit dans le rapport des autorités ».
Cet atelier visant à restituer le projet du « Renforcement du dispositif d’approvisionnement en bois légal des artisans de la seconde transformation du bois », il était aussi question de lancer le projet qui visait à « promouvoir le bois légal des foret communautaires et industries dans le secteur de la seconde transformation du bois au Cameroun ».
Cet atelier visant à restituer le projet du « Renforcement du dispositif d’approvisionnement en bois légal des artisans de la seconde transformation du bois », il était aussi question de lancer le projet qui visait à « promouvoir le bois légal des foret communautaires et industries dans le secteur de la seconde transformation du bois au Cameroun ».
Jean-Claude KENDEG




Avec cette mobilisation soutenu nous somme optimiste que dans un proche avenir nous aurons des points de vente du matériaux Bois Légal en qualité et en quantité ..Il faut dire que ce préalable nous permettra d’être compétitif dans la production des ouvrages de qualité en bois .