Guibaï Gatama réagit à la suspension de Samuel Eto’o par la CAF

L’actualité du football camerounais est marquée par les suites de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Peu après la fin de la CAN 2025 au Maroc, la Confédération Africaine de Football (CAF) a sanctionné Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). La peine prononcée comprend une suspension de quatre matchs et une amende d’environ 10 millions de francs CFA.
Un précédent personnel évoqué
Cette décision a suscité la réaction de Guibaï Gatama, ancien membre du comité exécutif de la Fecafoot. Dans une déclaration publique, il a établi un parallèle avec sa propre situation. Gatama rappelle avoir été suspendu pour dix ans par une commission interne de la Fecafoot durant le précédent mandat d’Eto’o (2021-2025). Il affirme n’avoir jamais reçu les documents officiels justifiant cette sanction, ce qui l’a empêché de faire appel, malgré ses demandes répétées.
Il souligne que la Fecafoot aurait utilisé son statut de « suspendu » pour restreindre sa parole dans des dossiers en cours, comme celui du match amical Cameroun-Russie, tout en refusant de lui communiquer les décisions écrites. Cette situation, selon lui, met en lumière des problèmes de procédure au sein de l’instance dirigeante.
Un message à la Fecafoot
Guibaï Gatama a adressé un message à la Fecafoot, lui souhaitant « beaucoup de courage » pour faire face à la procédure engagée par la CAF. Il décrit cette épreuve comme une confrontation entre d’anciens alliés au sein de l’instance continentale, évoquant des enjeux de pouvoir et des intérêts considérables.
Il a également exprimé des réserves quant à l’utilisation de l’argument de l’honneur dans la défense de la Fecafoot, estimant que cela serait inapproprié dans le contexte actuel. Enfin, il a fait allusion à des rumeurs selon lesquelles un cadre camerounais récemment intégré à une commission importante de la CAF aurait été « neutralisé » avant la fin de la CAN, sans fournir davantage de précisions.
Cette prise de position intervient dans un climat de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais, où les décisions disciplinaires et leur application continuent de nourrir les débats et les controverses.



