
Lancement de la campagne de vaccination contre la rage : Le Cameroun veut éradiquer le phénomène
La 19e édition de la journée mondiale de lutte contre la rage qui se tient ce 28 septembre 2025 a été l’occasion pour les autorités camerounaises de mener des actions fortes. Avec comme objectif projeter par le Minepia et ses structures connexes d’éradiquer cette maladie qui cause des ravages mortelles , il a été question pour le représentant du Dr Taïga, en l’occurrence son Inspecteur général, Philippe Didier Ngamba, d’amplifier la sensibilisation, sur l’importance du vaccin contre la rage. Une action qui devra s’effectuer chaque année, synonyme de préservation de la santé de l’animal, mais aussi de son propriétaire et de la communauté.
<< Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de redoubler d’efforts pour éradiquer cette maladie. Notre objectif est clair: nous devons travailler ensemble pour sensibiliser notre communauté, renforcer l’éducation sur la rage et promouvoir des pratiques de vaccination pour les chiens et autres animaux de compagnie.>> A martelé l’inspecteur général dans son allocution.
En effet, la 19e édition de la journée mondiale de lutte contre la rage a pour thème :<< agissons : toi, moi, la communauté.>> , Ce slogan résonne comme un appel puissant à l’action communautaire, individuelle , aussi bien au niveau local que national pour éradiquer cette maladie mortelle, qui continue de faire des victimes.
La rage est une maladie mortelle qui constitue une menace majeure pour la santé publique au Cameroun. Chaque année, des milliers de personnes sont exposées à cette maladie zoonotique, principalement à travers les morsures de chiens, de chats, de singes et de chauves-souris. Face à cette situation, le gouvernement camerounais, en collaboration avec diverses structures de santé, a mis en place des stratégies pour lutter contre cette maladie.
La vaccination : Une mesure clé

La vaccination contre la rage est obligatoire et doit être effectuée chaque année. Elle protège non seulement les animaux, mais aussi leurs propriétaires et les membres de leur famille. Grâce aux efforts du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) et du Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), le nombre de cas de rage a considérablement diminué ces dernières années. En 2021, il y avait 18 cas confirmés sur 24 notifiés, et en 2025, seulement 5 cas notifiés et 4 confirmés.
Sensibilisation et surveillance
La sensibilisation est également une composante essentielle de la lutte contre la rage. Chaque année, plus de 20 000 personnes sont sensibilisées aux risques de la maladie et aux moyens de prévention. Des outils de sensibilisation tels que des affiches et des flyers sont distribués pour informer le public. La surveillance de la rage est également renforcée grâce à des outils de collecte de données et des tests de diagnostic rapide.

Des résultats encourageants
Les efforts conjoints du MINEPIA et du MINSANTE ont porté leurs fruits. En 2024, 211 505 chiens ont été vaccinés, contre 97 470 en 2023. L’objectif pour 2025 est de vacciner plus de 300 000 chiens. La formation de personnels de santé et la mise en place de fiches de déclaration de la rage ont également contribué à améliorer la gestion des cas de rage.
Une approche « Une seule santé »
La lutte contre la rage nécessite une approche « Une seule santé » qui implique la collaboration entre les secteurs de la santé humaine et animale. Le projet RACE a permis de renforcer cette collaboration et de mettre en place des activités spécifiques pour lutter contre la rage.
En conclusion, les efforts conjoints du gouvernement camerounais et des structures de santé pour lutter contre la rage sont encourageants. La vaccination, la sensibilisation et la surveillance sont des mesures clés pour prévenir cette maladie mortelle. Il est essentiel de poursuivre ces efforts pour atteindre l’objectif de zéro décès dû à la rage d’ici 2030.



