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Démocratie et respect des droits de l’homme : les leaders des partis politiques camerounais interpelés

Une table ronde placée sous le haut patronage du premier ministre Joseph Dion Nguté,  sur leur rôle dans la promotion des droits de l’homme, la consolidation de la paix, la démocratie et le développement durable au Cameroun, s’est ouverte, ce 28 mai 2019  à Yaoundé.
Le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale a décidé d’organiser, de concert avec Elections Cameroon (Elecam), le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Sciences et la Culture (Unesco); une table-ronde à l’intention des leaders des partis et formations politiques, en vue de discuter sur leur rôle dans la promotion des droits de l’homme, la consolidation de la paix, la démocratie et le développement durable au Cameroun.
En effet, Depuis quelque temps, le Cameroun est à l’épreuve du respect des droits de l’homme, la paix, la démocratie et son développement. Dans les médias publics tels que les réseaux sociaux et la presse, comme dans les chaumières, le discours de la haine et de la violence gagne du terrain menaçant ainsi la paix et la stabilité des institutions républicaines. Dans le jeu politique, certaines libertés publiques sont violées, impactant négativement l’enracinement de la démocratie au pays.
C’est donc à travers  la leçon inaugurale présenter par le Pr. Justine Diffo, sur le rôle que doivent jouer les partis politiques camerounais dans la promotion des droits de l’homme, la consolidation de la paix et de la démocratie au Cameroun; que cette table ronde a débutée.
A tout prix
L’activité qui a réunie les partis politiques, les institutions nationales intervenant directement dans le processus électoral, les représentations de la société civile, ainsi que les acteurs des médias et autres représentations des agences de l’équipe-pays des Nations Unies concernées par la thématique, visait également d’autres objectifs. Il s’agit, notamment de l’atténuation des effets de la violence pré et post électorale, de l’identification de l’ensemble des actions à entreprendre pour la promotion des droits de l’homme, de la consolidation de la paix et de la démocratie durable ; de l’identification des causes de la violence pré et post électorale et la proposition des solutions idoines ; de l’encouragement des dirigeants politiques dans leurs activités à s’engager au respect de l’état de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales. N’étaient pas en reste le renforcement de la coopération entre les partis politiques et les autres acteurs intervenant dans le processus électoral, afin de prévenir les discours de haine ; amenant des acteurs politiques à prendre l’engagement concret de contribuer au respect des droits de l’homme, et à la pacification du contexte électoral.
Quelques recommandations
Comme piste de recommandations, pour un avenir prometteur, il a été retenu qu’il faut accorder une attention particulière à l’éducation civique, citoyenne et patriotique, au réarmement moral, à la culture de la paix, à la mobilisation permanente des membres et sympathisants des partis politiques. Il faut également parfaire l’organisation interne desdits partis, qui doivent s’adapter aux mutations de l’environnement institutionnel, au processus de modernisation des institutions, et concilier l’intérêt général avec les aspirations militantes à la base. Tout comme il est question de développer des stratégies de mobilisation des ressources en réponse aux besoins pratiques et aux intérêts stratégiques des populations. Mais, surtout, il faut prendre position à la préservation de la paix, chère au Cameroun.
De ce fait pour Justine Diffo, présidente de More women politics, le temps est à la mobilisation tous azimuts pour un retour à la paix. « J’ai le sentiment que certains Camerounais et autres responsables de partis politiques oublient la devise de notre pays : paix-travail-patrie. C’est nous qui avons adopté cette devise. Alors, il est temps que nous avalions les valeurs de paix comme un comprimé. Que nous nous le voulions ou pas, nous devons nous battre pour que la paix soit consolidée au Cameroun. », a-t-elle rappelé.

Justine Diffo, coordonatrice du réseau more women in politic
Justine Diffo, coordinatrice du réseau More Women in Politic

Justine Diffo« Et pour que cette paix si chère à notre démocratie et au développement de notre nation soit restaurée dans les régions en crise, les partis politiques doivent savoir raison garder, se ressaisir afin de trouver un terrain d’entente. Je suis heureuse d’avoir suivi le leader des sécessionnistes dire qu’il est prêt au dialogue inclusif. Il est donc temps de mettre en place les outils et les mécanismes qui vont militer en faveur d’une sortie de crise. », a-t-elle indiqué.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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