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Médecine illégale: Guy Sandjon et l’ONMC, contre l’imposture au Cameroun

L’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) a tenu son assemblée générale ordinaire, il y a quelques jours dans la ville de Yaoundé. Objectif principal, mettre un terme à la médecine illégale.

L’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) s’est une fois de plus dressé contre l’exercice illégal de la médecine au Cameroun. C’était en effet, l’un des thèmes de l’Assemblée générale ordinaire de l’ONMC tenu, les 24 et 25 novembre 2017 à la maison du médecin à Yaoundé. Malgré toutes les mesures prises aussi bien par les pouvoirs publics que par la corporation, ce fléau ne cesse de prendre du poids. Selon des chiffres non officiels, en moins de 03 ans, le nombre d’officine exerçant dans l’illégalité a pratiquement triplé au Cameroun. L’ONMC a donc frappé du poing sur la table en prenant des mesures encore plus drastiques contre ces personnes qui se font appelées médecins sans aucune formation professionnelle. Selon un récent rapport du ministère de la Santé publique, « Sur 3 343 formations sanitaires privées, laïques et confessionnelles exerçant au Cameroun, 1 055 disposent d’au moins un arrêté, 2 288 fonctionnent dans l’illégalité et 75 autres sont identifiées sans région d’implantation » Pour remettre de l’ordre dans ce secteur, le gouvernement a donné 90 jours aux promoteurs de ces structures de santé, de se conformer à la réglementation en vigueur. Passé ce délai, les mis en cause seront tout simplement fermés pour « exercice illégale » et seront passibles de poursuites judiciaires.

En plus, au cours de ces deux jours, les médecins se sont dressés contre les médecins traditionnels qui, prétendent soigner toutes les maladies. « L’on ne peut pas prescrire un traitement sans au préalable effectué des examens » confie Guy Sandjon, président de l’Onmc au d’une conférence de presse donnée au terme de l’assemblée nationale.

Par ailleurs, la couverture la Couverture santé universelle (CSU) était aussi à l’ordre du jour. L’Ordre des médecins du Cameroun a tout aussi bien donné son opinion sur cette problématique devant permettre de réduire les inégalités d’accès aux soins de santé. Les médécins camerounais semblent encore plus outillés pour donner des idées au gouvernement sur cette question. « En regardant de plus près ce qui se passe dans certains pays, à l’instar du Rwanda, le Cameroun peut bien mettre sur pied un système dont tout le monde va sortir gagnant : le malade, les médecins, et le gouvernement. On peut partager nos connaissances dans ce domaine… » Indique le Dr Atedjoe de l’ONMC. 182 maladies sont contenues dans le panier de soins de base. La liste retenue en médecine interne concerne les spécialités suivantes : cardiologie, pneumologie, hépato-gastroentérologie, néphrologie, neurologie, rhumatologie, endocrinologie, les maladies infectieuses, psychiatrie, oncologie et hématologie, et dermatologie. La liste des maladies retenues en pédiatrie est constituée entre autres de la néonatologie, cardiologie et pneumologie pédiatrique, accidents domestiques et sévices et la santé de l’adolescent. Etc…En gynécologie-obstétrique, ont été pris en compte les affections du sein, les affections inflammatoires des organes pelviens et non inflammatoires de l’appareil génital de la femme, l’obstétrique. Tout comme en chirurgie on retrouve l’urologie, les chirurgies cardiaque, pédiatrique, plastique et réparatrice, thoracique, vasculaire, neurochirurgie et traumatologie/ orthopédie.

La présence des nouveaux lauréats de toutes les facultés de médecine au Cameroun pour le compte de l’année 2017, est venue donner un visage reluisante énième assemblée générale.

Source (Camer.be)

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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