ActualitéSantéSociété

Mutilations génitales féminines : dire non pour sauver des vies

Mutilations génitales féminines : dire non pour sauver des vies

Mutilations génitales féminines : dire non pour sauver des vies

Le vendredi 06 février 2026, le Cameroun s’est joint à la communauté internationale pour commémorer la 19ᵉ édition de la Journée Internationale de Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF). Instituée depuis 2003 et célébrée chaque 06 février, cette journée vise à sensibiliser les populations aux dangers de cette pratique néfaste et à renforcer les actions en faveur de son éradication définitive.

Un plaidoyer gouvernemental en faveur des droits des femmes

À cette occasion, la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a prononcé une déclaration officielle au cours d’une cérémonie marquée par des messages forts de prévention et de mobilisation. Elle a rappelé que les mutilations génitales féminines constituent une grave violation des droits humains, portant atteinte à la dignité, à l’intégrité physique et psychologique des jeunes filles et des femmes.

La ministre a également mis en lumière les conséquences sanitaires et sociales liées aux MGF, notamment les risques élevés de complications lors des accouchements, les infections, les fistules obstétricales, les traumatismes psychologiques durables ainsi que les atteintes à l’épanouissement personnel et familial des victimes.

L’engagement constant des Nations Unies

Le système des agences des Nations Unies, à travers le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a réaffirmé son engagement aux côtés du Cameroun dans la lutte contre les mutilations génitales féminines. Le message a été porté par Madame Liliane MUNEZERO, Coordonnatrice des Violences Basées sur le Genre (VBG) à l’UNFPA, représentant le Représentant résident de l’institution.

Elle a souligné que chaque année, de nombreuses femmes perdent la vie à la suite des MGF, qui constituent également une voie de transmission des infections sexuellement transmissibles et sont à l’origine de multiples complications médicales, dont la frigidité et les troubles gynécologiques graves.

Une lutte collective pour mettre fin aux pratiques néfastes

Le Cameroun, en partenariat avec les Nations Unies et les organisations de la société civile, poursuit les efforts de sensibilisation, de prévention et de prise en charge des victimes. L’objectif est clair : bannir définitivement les mutilations génitales féminines, garantir le respect des droits des femmes et offrir aux jeunes filles un environnement sûr, propice à leur autonomisation et à leur plein épanouissement.

À travers la commémoration de cette journée, les autorités et leurs partenaires réaffirment que la lutte contre les MGF est un combat collectif, qui appelle à un changement durable des mentalités et à une mobilisation continue de tous les acteurs de la société.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page