Peste des petits ruminants: les bergers camerounais risquent des pertes
Le résultat d’un diagnostique de la Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA) déclare que près de 10 millions de chèvres et moutons seraient exposés à la peste des petits ruminants au Cameroun. Des kits de diagnostic ont été remis au Dr Taïga, ministre de l’élevage, des pêches et industries animales (Minepia), hier, 17 juillet à Yaoundé.
Le secteur de l’élevage des chèvres et des moutons, est menacé par la maladie de la peste des petits ruminants( PPR). Selon les chiffres reçu au Minepia, plus de 10 millions de chèvres et moutons sont exposés à l’épidémie sur l’étendu du territoire national. Pour limiter les dégâts, il importe d’isoler et de vacciner les bêtes déjà infectées. A cet effet, la remise du kit de diagnostic de cette épidémie vient à point nommé, et sera utilisé à bon escient. Pour le Dr Abel Wade, directeur de Lanavet Yaoundé « ce kit sera utilisé pour connaître le statut sérologique vis à vis de la PPR. On va recevoir beaucoup d’échantillons de ruminants sur le terrain, on va les analyser pour connaître la séroprévalence sur le territoire national. En vue d’éradiquer cette maladie … On va parcourir tout les pôles pour diagnostiquer et vacciner les moutons et chèvres. »
A cet effet, le Minepia a lancé le programme de vaccination, le 14 juin dernier dans les département du Logone et Chari et du Mayo Sava . Il compte étendre la mise en oeuvre de ce projet sur tout le pays.

A titre de rappel, le Cameroun s’illustre comme le premier pays africain à vacciner contre la Peste des petits ruminants (PPR). Faut t- il le rappeler, la PPR est la principale cause de morbidité et de mortalité chez les chèvres et moutons. Ce qui entraine des pertes totales du cheptel. Au as le Cameroun était exposé à cette situation, ce serait un perte considérable pour l’économie du pays. D’où le programme d’éradication de la peste des petits ruminants(PME PPR ) initié par la FAO sur le plan mondiale, pour débarrasser cette maladie d’ici 2030. Le Cameroun à entrepris à travers le Minepia d’élaborer un plan opérationnel pour en finir avec d’ici 2023.
Pour ce faire, le pays compte incessamment sur la Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques et la FAO pour maintenir le secteur clé de l’élevage en bonne santé.



