Pétrole: le Congo veut se hisser sur le toit de la Cemac

300.000 barils par jour, c’est le défi que se lance le Congo pour sa production pétrolière cette année, contre 749 milliards de Fcfa de recettes attendues pour 2018. Cette annonce a été faite par le ministère congolais des hydrocarbures qui a rendu public ses estimations pour la production, ce 11 janvier 2018. Cette performance attendue par le Congo, consacre ainsi une augmentation de 50.000 barils par jour par rapport à la production pétrolière de l’année 2016 qui était de 250.000 barils par jour. Selon les sources gouvernementales, cette croissance de la production pétrolière se justifie par l’annonce de la société française Total, le 15 mars dernier de la mise en production du champ pétrolier Moho Nord, en mer profonde à près de 75 km au large de Pointe-Noire.
Plus important projet pétrolier jamais réalisé en terre congolaise, ce champ, apprend t-on, dispose d’une capacité de production de 100.000 barils par jour. Dans ce nouveau chantier, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) dispose de seulement 15% de participation. le géant pétrolier français Total est à 53,5% de participation, celle de Chevron Overseas Limited à 31,5% et et mis en chantier par Total E&P depuis 2008. Notons que toujours selon les sources du ministère, à ce rythme de 300.000 barils par jour, le Congo prévoit une production annuelle de 117 millions de barils.
Pour les autorités congolaises, la mise en production de ce nouveau champ pétrolier laisse présager de bonnes perspectives pour le Congo dont l’économie dépend essentiellement des ressources de ce secteur. Avec les 117 millions de barils, le pays prévoit augmenter le niveau des recettes de près de 357 milliards de francs CFA par rapport aux faibles recettes engrangées au cours de l’année dernière, lesquelles se sont élevées à 391 milliards de francs CFA. Les ressources provenant du pétrole représentent environ les 2/3 du PIB du Congo, 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation.



